Une concurrence accrue en matière de baguette. Alors que plusieurs entreprises de grande distribution comme Leclerc, Lidl ou Aldi vendent désormais des baguettes à un prix de 29 centimes, le PDG de Coopérative U, Dominique Schneider, ne souhaite pas «rentrer dans une guerre de la baguette». «C’est un faux combat, un coup de communication pour la rentrée», ajoute le dirigeant, invité de BFM TV, ce vendredi 29 août. Il assure qu’au sein de ses magasins, l’offre des baguettes la plus basse est accessible.

«Nous on se bat sur la baguette de tradition d’origine française», explique Dominique Schneider, prenant l’exemple de celle préparée à base de farine alsacienne dans l’est de la France. «Ce sont ces baguettes là qui marchent, des produits fabriqués dans nos magasins, de qualité. Ce sont ceux que l’on vend le plus», précise le dirigeant.

Les Français «sont inquiets, préoccupés par la situation»

Dominique Schneider a également été invité à réagir au sujet d’une pénurie de beurre dans les rayons en raison des difficultés rencontrées par les éleveurs français. Une éventualité qu’il balaie d’un revers de main. «Il n’est pas nécessaire de faire peur aux Français», assure-t-il. «Les professionnels se sont exprimés cette semaine pour rassurer, pas d’inquiétude, en magasin, il y aura du beurre», martèle le PDG de Coopérative U.

Ces incertitudes constituent un poids pour les consommateurs qui «n’ont pas le moral, sont inquiets, préoccupés par la situation». «Ils sont incapables de se projeter dans l’avenir mais pour autant, ils consomment», tempère Dominique Schneider. «On progresse par rapport à l’année dernière mais toujours avec des arbitrages, malheureusement au détriment de la restauration», déplore-t-il. Selon lui, en bord de mer, le secteur a fait face à une baisse de 20 % à 30 % de fréquentation.