La grande distribution ne cesse de dénoncer l’attitude des grands industriels dans les négociations commerciales depuis le début de l’année. Le patron du groupement Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, tirait à boulets rouges sur «des marques qui ont déconné», quand le 22 janvier, le PDG de Système U, Dominique Schelcher, se disait «surpris» par les hausses de 7% réclamées par certaines multinationales. Interrogé sur RMC ce vendredi 7 février, le PDG de Système U a réitéré ses propos, dénonçant la gourmandise des industriels.

«Ce qui m’embête cette année, c’est qu’on sait tous que la consommation est sous tension (…) malgré ça, certains viennent avec des hausses déraisonnables», regrette Dominique Schelcher, sans citer les entreprises en question. Le grand patron reconnaît également que c’est «la fin de l’hyperinflation», et qu’il y aura des «baisses de prix à l’issue des négociations commerciales». Néanmoins, il tempère : «Ce ne sera pas généralisé, on ne reviendra pas aux prix d’avant la crise».

Les pâtes, la farine ou l’huile vont voir leurs prix baisser

Pour expliquer cela, le patron de Coopérative U cite la hausse du prix du gaz ou du coût du travail. Cependant, des baisses auront bien lieu sur certains produits comme ceux à base de blé. Dominique Schelcher évoque les pâtes, la farine ou encore les produits à base d’huile et la volaille, voire des produits d’hygiène.

Le patron a cité sur RMC «de belles victoires» comme avec l’entreprise Daucy qui travaille avec des producteurs dans l’ouest, en Bretagne. «On a trouvé un bel accord en transparence», cite-t-il. Le patron de Système U a de nouveau égratigné «certains [multinationales] qui vont trop loin, ne pensent qu’à leur compte d’exploitation et ne pensent pas aux clients, au choc qu’ils ont vécu ces derniers temps» et plaidé pour que les consommateurs soutiennent les produits français afin de «soutenir la production».