Crise oblige, de nombreuses entreprises s’interrogent sur l’avenir de leur modèle. Et parfois même, sur leur survie. Dans l’incapacité d’appliquer les hausses de prix nécessaires pour répercuter l’envolée de sa facture d’énergie, la société Cofigeo, qui commercialise les conserves William Saurin, Garbit ou Raynal & Roquelaure, a ainsi dû se résoudre à stopper temporairement sa production. Difficile dans ce cadre de réfléchir à ce que les consommateurs attendent… « Les entreprises ont activé le mode pompier et ont du mal à se projeter dans l’avenir », confirme Marion Mashhady, cofondatrice de Pour nourrir demain, une société de conseil en agroalimentaire.

Pour combattre le caractère anxiogène de la période, sa société a embarqué la communauté de marques qu’elle épaule dans un projet de capsule temporelle. Fin janvier, une soixantaine de grands noms, dont Fleury Michon, Lesieur, Candia, Carte Noire, Danone ou encore Brossard, ont enfermé dans une boîte leur idée de l’alimentation dans dix ans.

Une façon de s’interroger sur le cap à donner à leurs innovations. « Face au réchauffement climatique et aux pénuries, les acteurs de l’agroalimentaire vont devoir se réinventer et pivoter », insiste Sylvain Zaffaroni, autre cofondateur de Pour nourrir demain. Déjà, les équipes marketing ont mis le cap sur une alimentation durable, notamment grâce à des emballages et à des modes de production plus économes en énergie, voire en misant sur des ingrédients sauvés de la poubelle ! Mais pas seulement. Voici cinq pistes sur lesquelles ils planchent.

Miser sur la nostalgie

Ils parient sur le réveil des marques mythiques

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement