
Une disparition totale de l’entreprise. Ce mercredi 30 avril 2025, Jennyfer a annoncé sa demande de mise en liquidation judiciaire. Ainsi, comme le rapporte Actu.fr, ce sont 220 magasins français qui vont être définitivement rayés de la carte. De plus, les 999 employés de la marque devraient, par conséquent, se retrouver au chômage. Tous les magasins Jennyfer sont donc concernés. Ce sont donc 220 boutiques à travers la France qui vont fermer leurs portes mais aussi les 80 à l’étranger comme à Bruxelles. Parmi elles, celle située à La Défense à Paris ou celle dans le quartier des Halles, toujours dans la capitale.
Selon Élodie Ferrié, secrétaire fédérale en charge de la branche habillement de la CGT, c’est en raison de graves problèmes financiers que l’entreprise va mettre la clé sous la porte. «C’est le fait d’une mauvaise gestion et de mauvais choix stratégiques», précise-t-elle à nos confrères. Mais la direction a indiqué «vouloir poursuivre l’activité pendant quatre semaines», le temps que la liquidation soit actée. Ce qui conduirait à une fermeture le 28 mai. Le tribunal de commerce de Bobigny a ensuite prononcé la liquidation judiciaire avec poursuite des activités jusqu’à cette date.
Un plan de sauvegarde de l’emploi était déjà intervenu
Ensuite, les éventuelles offres de repreneurs pourront être examinées. «On espère que l’homme providentiel va sortir du bois pour reprendre la société», a déclaré à l’AFP l’avocat des représentants du personnel, Me Stéphane Ducrocq. Cette version sera difficile à réaliser d’après Élodie Ferrié. Un horizon qui ne change pas grand-chose pour les salariés, qui ont appris la disparition de leur entreprise ce mercredi 30 mai, selon l’interlocutrice de la CGT.
La marque de prêt-à-porter était sortie, il y a un an, d’une situation difficile, avec «un investissement initial de 15 millions d’euros» et «l’arrivée d’un nouvel actionnaire». Elle était tombée en redressement judiciaire au mois de juin 2023 à cause de la hausse des coûts. Un plan de sauvegarde de l’emploi était intervenu, entraînant la suppression de 75 postes.


















