
Clap de fin pour Casa France, l'enseigne de décoration et d'ameublement. Le Tribunal de commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a prononcé sa liquidation judiciaire ce vendredi 27 juin, sans maintien d'activité. L'enseigne, qui compte 143 magasins et 700 salariés, avait été placée en redressement judiciaire le 2 avril 2025. Parmi les neuf offres de reprise, quatre ont été écartées par les administrateurs, deux ont été jugées irrecevables, une a été rejetée, et deux repreneurs se sont finalement désistés.
Ce naufrage est prévisible. Depuis début avril, Casa France était en redressement judiciaire. Mais c’est la maison mère, Casa International en Belgique, qui a enclenché la chute. Liquidée en mars dernier, celle-ci assurait les fonctions centrales, dont la logistique, l'informatique et l’organisation opérationnelle des différentes filiales en Europe. Les raisons de cette descente aux enfers ? Une marque devenue moins tendance, la concurrence accrue des plateformes chinoises comme Temu mais également des magasins de discount comme Action. En France, à ces difficultés s’est ajoutée une conjoncture défavorable du secteur immobilier, dont les conséquences sur celui de l’ameublement et de la décoration sont directement corrélées.
Noz a récupéré les stocks
L’intégralité des stocks des magasins et entrepôts Casa en Belgique ont été raflés par le déstockeur Noz. Mi-mai, 150 magasins Noz avaient accueilli une première vague de déco : bougies, vases, salons de jardin… «En huit jours, nous avions déjà vendu 68% des produits», confie à Capital Marine Coïc, directrice des opérations chez Noz. Depuis le 26 juin, 4,5 millions de nouveaux produits Casa sont arrivés dans les magasins et toujours à prix cassés. Et cette fois-ci dans l’ensemble du réseau, soit les 342 boutiques de France.
Créée en 1975, la chaîne Casa est présente dans huit pays européens, avec un réseau de 500 magasins. Elle emploie plus de 2 230 salariés. Dans un communiqué diffusé ce vendredi 27 juin, Casa France annonce disposer d’une trésorerie de 15 millions d’euros (contre 3 millions d’euros à l’ouverture de la procédure), ce qui permettra de régler une part significative du passif dans le cadre de la liquidation judiciaire.



















