
Ils sont tous choux et tous mignons, leurs méthodes de fabrication beaucoup moins ! Les Labubu font fureur. Ces petites peluches fleurissent sur les sacs et les étagères françaises, après avoir conquis les Chinois. Mais derrière ce phénomène se cache une réalité peu reluisante. D’après l’ONG China Labor Watch (CLW), les conditions de travail des ouvriers sont bien loin d’être féériques comme les petites mignonneries qui sortent des usines. Dans un rapport, CLW épingle frontalement la façon de concevoir les Labubu, rapporte RMC, mercredi 14 janvier 2026.
Le fondateur et directeur exécutif de l’ONG, Li Qiang, a présenté dans un post LinkedIn les principaux enseignements de l’enquête menée pendant trois mois par ses équipes, qui ont interrogé pas moins d’une cinquantaine d’ouvriers qui travaillent dans l’usine Shunjia Toys, l’une des fabriques de Labubu en Chine. «Environ 4 500 travailleurs travaillaient régulièrement 11 heures par jour, sept jours sur sept», le tout pour un salaire dérisoire, avance Li Qiang. Chaque jouet coûterait 0,70 dollars de main-d'œuvre, et ce, alors qu’il faut parfois payer près de 100 dollars pour acquérir un Labubu.
Des amendes pour les salariés
Le rythme effréné s’accompagne de conditions de travail révoltantes. Les enquêteurs ont ainsi rapporté le témoignage d’ouvriers qui dénoncent «un travail à haute intensité en chaîne de montage, une exposition sévère à la poussière et une mauvaise ventilation», liste le patron de China Labor Watch. Pire encore, «beaucoup ont signalé des nausées et des vomissements, et ont exprimé des inquiétudes quant à des lésions pulmonaires à long terme», dénonce Li Qiang.
Résultat, certains travailleurs ont souhaité arrêter après quelques jours d’exercice dans l’usine Shunjia Toys. Bien mal leur en a pris. «Certains travailleurs qui sont partis dans leurs sept premiers jours se sont vu refuser leur salaire», explique le fondateur de CLW. Et de conclure : «Des amendes et déductions arbitraires étaient fréquentes, et la démission anticipée entraînait souvent des sanctions.»
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