Ce devaient être des vacances de rêve, mais elles ont tourné au cauchemar au moment de rentrer. Comme le raconte France 3 Normandie, 150 passagers devaient rentrer de Figari, en Corse, vers Caen, dimanche 13 juillet. Mais la journée ne s’est pas passée comme prévu. En effet, lorsqu’ils arrivent à l’aéroport dimanche dernier vers 8h, les passagers ont déjà une mauvaise surprise : leur vol, de la compagnie Volotea, est retardé. Une d’entre elles, qui venait de passer une semaine en Corse avec sa mère et sa sœur, prend son mal en patience, mais plus la matinée avance, plus les retards s’accumulent.

Et toujours sans être informé de la situation : «On n’a eu aucune communication ni de l'aéroport ni de Volotea, on a dû forcer pour obtenir des informations», explique-t-elle à nos confrères. Dans le même temps, un autre passager apprend que leur vol doit se tenir avec l’avion reliant Strasbourg à Figari, un peu plus tôt. Sauf qu’il «n’a jamais décollé», apprend-il, malgré les délais annoncés entre-temps. Dans la journée, le couperet tombe : le vol est annulé. Une première mauvaise nouvelle, qui n’est que le début d’une fin de séjour galère sur l’île de Beauté.

Un hôtel à l’hygiène douteuse et un deuxième vol annulé

Car par la suite, un bus va bien les accompagner pour rejoindre un hôtel. Mais là encore mauvaise surprise : l’hôtel choisi, à près d’une heure de route, est décrit comme «insalubre», par le passager interrogé par France 3. L’autre vacancière, voyageant avec sa sœur et sa mère, parle même d’un établissement «miteux» et de «nourriture horrible», ajoutant que certains ont préféré dormir avec des serviettes sur les lits à cause de l’hygiène déplorable.

Dans la soirée, la compagnie annonce qu’un autre vol sera affrété le lendemain, lundi 14 juillet. Mais stupeur, ce vol sera finalement lui aussi annulé. De quoi provoquer la colère des passagers, nécessitant l’intervention de la police. D’autant que comme l’explique le passager, sans guichet Volotea à l’aéroport de Figari, pas moyen d’obtenir des informations. Pour certains, il ne restait donc plus qu’une solution pour repartir : acheter de nouveaux billets avec une autre compagnie.

Vers une action collective en justice ?

«Ça faisait déjà deux jours que l'on était à l'aéroport, on a pris un vol via Paris Orly, mais on a dû payer 1 200 euros pour trois billets, plus le métro, plus le train, plus le dîner», explique la passagère avec sa mère et sa sœur, qui espère maintenant être remboursée. Cette solution, l’homme interrogé par France 3 l’a lui aussi choisie, ce qui lui a coûté 1 000 euros. Mais Volotea ne propose actuellement que «250 euros d'indemnités par virement, ou 500 euros de bons d'achat». De son côté, Volotea confirme «un incident technique sur l’appareil initialement programmé» et assure que «malgré ses efforts (…) aucune solution opérationnelle satisfaisante n’a pu être mise en place».

Selon la compagnie low cost espagnole, «un remboursement ou un changement de date, sans frais supplémentaires» a également été proposé et les passagers pourront «entamer les démarches via le site web de Volotea pour demander la compensation appropriée». Toutefois, certains n’avaient pas les moyens de se payer de nouveaux billets et ont vécu deux jours cauchemardesques, quand d’autres ne rentreront finalement que ce vendredi 18 juillet. Alors qu’un élan de solidarité semble s’être monté à Figari entre les différents passagers, ils envisagent déjà une action collective en justice.

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