
Après deux années de fortes turbulences, le marché de l’immobilier va se stabiliser et les taux de crédit (sur 20 ans) devraient se maintenir aux alentours de 3,3 à 3,5%. Selon Meilleurtaux, le marché de l’ancien a repris des couleurs et les ventes devraient se poursuivre cette année. Et pourtant, comme l’explique Le Progrès, dans certaines villes, le prix des appartements et des maisons dans l’ancien a fortement augmenté l’année dernière. C’est le cas en particulier dans les grandes villes. Ainsi, dans deux tiers des communes de plus de 40 000 habitants, le prix des appartements a bondi de 6% en moyenne.
Pire, si l’on prend en compte les villes de plus de 100 000 habitants, huit sur dix ont connu des hausses dans l’ancien. Caen, Metz, Laval, Thionville, Béziers… au total, dans seize villes, les tarifs ont augmenté d’au moins 10%. Pourquoi une telle hausse par rapport aux autres biens ? Dans ces villes, l’offre est relativement faible, ce qui n’incite pas les propriétaires à baisser leurs prix. La situation est exactement la même pour les maisons.
Des baisses de prix dans certaines régions
Dans deux tiers des grandes métropoles, le prix des maisons anciennes est en forte hausse. Dans 40% des cas, l’augmentation atteint 3%, et elle est encore plus accentuée dans certaines villes comme Nice et Nancy (+5%). Parmi les maisons les plus plébiscitées : sans grande surprise, celles en plein centre-ville. Plus rares qu’en périphérie, elles créent une certaine rareté et provoquent un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Evidemment, il y a des exceptions dans d’autres villes de l’Hexagone. C’est le cas à Lille, Nantes, Saint-Etienne, Orléans ou encore Le Havre. En Bretagne aussi, comme l’expliquait il y a quelques heures Le Trégor. A Perros-Guirec par exemple, les prix baissent dans l'ancien. Plus globalement, selon Actual Immo, l’année dernière, les prix des appartements sont repartis à la hausse dans 67% des grandes villes. Concernant l’ancien, la hausse a atteint 1,9% en moyenne, et même 2,3% pour les appartements.
Ceci a des conséquences pour les acquéreurs : les ménages disposant d’un faible apport ont plus de difficultés à avoir accès au marché. En revanche, dans le neuf, la situation est différente, avec un marché dynamique et des ventes qui progressent de 2,8% en un an. A noter qu’il y a de plus en plus de négociations. Au mois de novembre 2025, les marges de négociation atteignaient 10%, un niveau plus atteint depuis environ dix ans.
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