
Le soulagement pour les automobilistes ? Alors que les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran entretiennent une forte instabilité sur les marchés, le gouvernement mise sur une accalmie des prix à la pompe. Invité sur RTL ce jeudi 9 avril, le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé qu’une baisse pourrait intervenir rapidement. Selon lui, les effets de la récente détente sur les cours du pétrole devraient se faire sentir «dans les 24-48 heures». «Il faut faire preuve de prudence et de réactivité. Il n’y a aucune visibilité dans cette crise (…) Il y a une volatilité extrême», a-t-il prévenu, tout en assurant que des achats de carburant réalisés au moment de la baisse des prix du baril allaient être répercutés très rapidement.
Le ministre a indiqué avoir obtenu des engagements fermes de la part des distributeurs, notamment de la grande distribution, qui représente une large part des ventes de carburant en France. «J’ai un engagement de tous les distributeurs (…) à répercuter cette baisse», a-t-il affirmé, après avoir quelques heures plus tôt à une réunion organisée à Bercy.
Une baisse d’au moins 10 centimes attendue
Serge Papin assure également que l’Etat dispose de moyens de contrôle pour vérifier que ces diminutions sont bien appliquées. «C’est important que quand il y a une baisse du prix du baril, la baisse soit bien répercutée», a-t-il insisté.
Si l’ampleur exacte de la baisse reste difficile à anticiper dans un contexte international incertain, le ministre avance toutefois un ordre de grandeur. «Je pense au moins 10 centimes», a-t-il estimé, évoquant une diminution «de plusieurs centimes» dans les prochains jours. Malgré cette perspective, le gouvernement exclut pour l’instant toute nouvelle aide directe aux automobilistes, préférant s’appuyer sur les mécanismes du marché et la responsabilité des distributeurs.


















