La guerre au Moyen-Orient se poursuit, et avec elle, le prix des carburants n’en finit pas d’augmenter. Un constat qui crispe les automobilistes qui en appellent au gouvernement pour la mise en place d’aides. Alors que plusieurs pays européens ont d’ores et déjà pris certaines mesures pour contrer cette envolée des prix, le ministre de l’Économie a annoncé sur RTL ce jeudi 16 mars que de nouvelles mesures allaient être prises de façon ciblée. «On regarde ce qu’on appelle les ‘gros rouleurs’», a expliqué Roland Lescure.

Alors que le locataire de Bercy a tenu à rester évasif, expliquant que le problème à court terme résidait dans le fait «de pouvoir payer les factures», Roland Lescure a estimé qu’il s’agissait là de «problèmes de trésorerie». Invité à s’exprimer sur la situation au micro de CNews, Serge Papin a de son côté estimé qu’il ne fallait pas «griller les cartouches». «Il faut être prudent, les aides on les a connues», a expliqué le ministre des PME, du Commerce, du Tourisme et du pouvoir d’achat, tout en revenant sur le chèque énergie qui a coûté 70 milliards d’euros à l’État. «Qui va payer ? Puisqu’à un moment il faut bien que quelqu’un paye. C’est le contribuable qui va payer», a-t-il encore ajouté avant d’appeler au «discernement».

Des mesures généralisées exclues par le gouvernement

Si le gouvernement fait le choix d’opter pour des mesures ciblées pour contrer la hausse du prix des carburants, celles-ci ne semblent pour autant pas trouver écho auprès des principaux concernés. Alors que des mesures «immédiates» pour soulager la trésorerie des entreprises de pêche et de transport ont été annoncées le 23 mars dernier, l’Association nationale des organisations de producteurs (Anop) et l’Union des armateurs à la pêche de France (UAPF) ont fustigé des «mesurettes» et réclament des actions «à la hauteur de la situation». En effet, aucune remise directe à la pompe ne leur a été accordée.

En revanche, le gouvernement continue d’exclure à ce stade des mesures généralisées à l’ensemble des Français, qui passeraient notamment par une baisse de la fiscalité sur les carburants ou par le biais d’un encadrement des prix à la pompe. Jugées difficiles à mettre en œuvre, Serge Papin a en effet expliqué qu’il n’existe aujourd’hui «pas de formule magique».