L’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines au Moyen-Orient a fait renaître l’espoir d’une chute des prix de l’essence et du gazole. D’ailleurs, dans la foulée, le prix du pétrole a reflué même s’il a de nouveau augmenté ce jeudi 9 avril. Très rapidement, mercredi, le gouvernement a réclamé que les pétroliers et les distributeurs fassent descendre les prix. Face aux sénateurs, le Premier ministre a réclamé une baisse des prix à la pompe d’ici «la fin du week-end» de «5 à 10 centimes», confirmant tout de même que les prix devraient baisser moins vite qu’ils ne sont montés.

Face à la pression mise par le gouvernement, l'Union française des industries pétrolières (Ufip) a tenté de rassurer ce jeudi 9 avril sur RMC. Son président, Olivier Gantois, a assuré que la baisse des prix à la pompe interviendrait «sous quelques jours», avant de préciser qu’elle aurait lieu «cette semaine». Et d’ajouter : «Je ne peux pas vous dire, encore une fois, le marché de la distribution des carburants est libre et chaque distributeur applique la politique commerciale qu'il veut.» Mais surtout, la concurrence lui «fait dire que la baisse va être répercutée très rapidement».

Des baisses dès demain, selon le gouvernement

Quant aux critiques sur la lente baisse des prix par rapport à leur augmentation, Olivier Gantois a préféré botter en touche. «Ce n'est qu'une impression, la DGCCRF surveille systématiquement, à chaque hausse ou baisse, la rapidité avec laquelle c'est appliqué», a-t-il mis en avant. Pourtant, rappelle RMC, si les prix pourraient baisser dans les jours à venir de 5 à 10 centimes, c’est peu par rapport aux flambées constatées. Le litre de gazole est par exemple vendu 65 centimes plus cher qu’avant le début de la guerre au Moyen-Orient.

Quant à l’essence (SP95 - E10), la hausse moyenne équivaut à 30 centimes par litre. Au sortir de la réunion où Olivier Gantois était évidemment convié au ministère de l’Economie, le ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d'achat, Serge Papin, a assuré que les «baisses» de prix «devraient être traduites à la pompe dès demain», et ce «pour les stations qui ont un débit important». Concernant les autres, comme les plus petites, ce sera «vers dimanche ou lundi».

Dans la foulée, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, a rappelé que la situation restait «incertaine», mais que les prix des carburants devaient «vite baisser». «La situation est encore très incertaine et volatile, mais il y a une volonté réelle de faire en sorte que nos concitoyens, qu’ils soient professionnels ou privés, puissent bénéficier des baisses de prix qui, je l’espère, viendront rapidement du fait de la détente de la situation internationale», a-t-il lancé.