Rattrapées par la gérante. Deux touristes françaises d’une trentaine d’années ont essayé de partir de la pizzeria de Civitanova Marche sans payer, ce que l’on appelle plus communément un resto-basket. Une expression qui regroupe le terme abrégé de «restaurant» et le mot basket, faisant référence à la chaussure de sport pour ainsi vite fuir le restaurant. Mais dans les textes de loi, le terme utilisé prêt à faire sourire. Pour désigner cette pratique, on appelle cela un «délit de filouterie» et elle n’est pas sans risque. Si l’infraction a été commise dans un restaurant, un café, une station-service, un taxi ou un hôtel et qu’elle a été avérée, l’auteur du délit encourt jusqu’à six mois de prison et 7 500 € d’amende.

Les deux françaises ont bien failli réussir leur coup, mais la magie des réseaux sociaux a permis à la gérante du restaurant de les retrouver jusqu’au logement où elles résidaient. Le 19 août 2025, elles devaient débourser la note de 44 euros après avoir consommé deux pizzas et quatre Spritz. Etait-ce d’ailleurs à cause de l’alcool monté au cerveau qu’elles ont pris la décision de partir sans régler l’addition… Peu importe la raison, la propriétaire Michela Malatini ne s’est pas faite avoir par les deux vacancières. Elle les a repérées grâce aux caméras de surveillance puis a demandé de l’aide sur son compte Facebook afin de retrouver les deux touristes.

Resto-basket : pas une première pour la propriétaire

La chasse collective a ainsi rapidement porté ses fruits. En effet, le lendemain, Michela Malatini avait l’adresse de deux femmes et se trouvait devant leur porte pour leur réclamer la facture impayée. Celles-ci n’ont pas dénié les faits, a rapporté la gérante au média Cronache Maceratesi : «Elles ont été très serviables et ont immédiatement remis l’argent sans la moindre protestation».

Michela Malatini n’a donc pas hésité à y mettre du sien pour retrouver les deux femmes. Et pour cause, ce n’était pas la première fois que la propriétaire faisait face à ce genre de clients adepte du resto-basket. Alors, cette fois-ci, elle ne s’est pas laissé faire : «Ce n’est pas une question d’argent, nous n’aimons pas être dupés. Après des années d’expérience, on devine intuitivement qui a l’intention de partir sans payer».