
Beaucoup de Français sont partis en vacances cet été. Toutefois, comme l’avait évoqué Capital avant la période estivale, tous les Français n’avaient pas le même budget pour dépenser sur leur lieu de villégiature. Selon un sondage commandé par Alliance Tourisme à Ipsos, un tiers pensait dépenser moins de 1 000 euros, un autre tiers visait entre 1 000 et 2 000 euros et seuls 16% pensaient dépasser les 3 000 euros. Des chiffres qui se ressentent aujourd’hui dans le domaine de la restauration. A Dieppe, en Normandie, malgré la présence de nombreux touristes, l’affluence a baissé dans les restaurants au mois de juillet, rapporte France 3 Normandie.
Certes, la météo n’a pas été au beau fixe au début de l’été dans la région, mais le beau temps est revenu ensuite. Devant les restaurants, de nombreux touristes regardent les cartes avant de rentrer. Certains se laissent aller à des moments de plaisir : «Quand je vais au restaurant, c'est que j'ai vraiment envie d'y aller. Je vérifie que les prix ne soient pas exagérés bien sûr, mais ce n'est pas un critère primordial», explique un touriste belge qui va se laisser tenter par des coquilles Saint-Jacques.
Moins d’alcool, une seule entrée… les habitudes évoluent
Mais plus globalement, les touristes ne sont pas tous aussi souples sur leur budget. Interrogés par nos confrères alors qu’ils mangent un sandwich sur la plage, des trentenaires avouent qu’ils préfèrent «grignoter sur le pouce pour ne pas trop dépenser». Une restriction qu’ils font également pour les sorties, faute de budget. Ils ne s’accorderont qu’un plaisir : «Il y aura tout de même un restaurant pendant le séjour», avouent-ils. Deux autres jeunes installés non loin de là sur la plage tiennent le même discours : «Un sandwich, c’est tout de même moins cher.»
Ce constat, les restaurateurs le font de plus en plus. L’un d’eux installé sur le quai en face de la mer, remarque que le pouvoir d’achat des touristes a baissé tout comme «leur panier moyen». «Ils regardent ce qui entre dans le budget qu'ils se sont fixé. Finies les bouteilles de vin, ils commandent un verre», regrette-t-il, ajoutant que certains ne prennent plus qu’une entrée pour «limiter leur consommation». Pour faire face, il est donc nécessaire de s’adapter aux différents types de consommation et de travailler différemment les produits pour proposer des tarifs abordables.
Interrogé début août sur le plateau de C dans l’air sur France 5, le président de l’UMIH Restauration laissait entendre que la fréquentation avait baissé de l’ordre de 20% à 30% au mois de juillet à certains endroits. Il mettait en avant l’augmentation des matières premières et le coût de l’énergie. «Nous sommes obligés de répercuter les tarifs sur nos cartes», avançait Franck Chaumès. Selon lui, la restauration est le premier secteur à faire les frais des arbitrages des Français.


















