
Que vaut vraiment le nouveau Galaxy S26 de Samsung ? La concurrence, notamment chez Google et Xiaomi, redouble d'efforts, avec des modèles toujours plus poussés. Samsung, habitué des sommets, joue plutôt la carte de la continuité premium. Le design et les composants des Galaxy S n'ont que peu évolué au cours des trois dernières années. Voyons si cela empêche, ou pas, le S26 d'être une référence incontestable sur son segment.
Notre avis après le test du S26
Les performances brutes de l'appareil sont très bonnes. Le retour d'une puce conçue en interne, l'Exynos 2600 gravée en 2 nanomètres, suscitait une certaine appréhension concernant la gestion thermique. Les mesures effectuées en laboratoire sont rassurantes : l'architecture de refroidissement est enfin efficace. Lors de sollicitations intenses, la température se maintient autour de 44 °C sans chute brutale des performances. Couplé à un écran AMOLED de 6,3 pouces dont la luminosité maximale mesurée franchit le cap des 1 500 cd/m² en HDR, le smartphone offre une expérience de navigation et de jeu irréprochable. Ergonomiquement, bien que le S26 prenne quelques grammes, il reste un modèle de confort à une main. On regrettera tout de même le retour d'un îlot photographique proéminent qui vient rendre le téléphone bancal une fois posé à plat. Un défaut qui était absent de la génération précédente.
Coté autonomie, l'augmentation légère de la capacité de la batterie (4300 mAh) associée à l'efficience du nouveau processeur produit d'excellents résultats. Notre protocole de lecture vidéo 4K ininterrompue a chronométré plus de 26 heures d'endurance. L'appareil encaisse donc sans flancher une grosse journée d'utilisation. Cependant, l'enthousiasme retombe brusquement à l'heure du passage sur secteur. En conservant une puissance de charge filaire plafonnée à 25 W, le smartphone se recharge en une heure et un quart. À un tel niveau de prix, c'est trop.
Enfin, la partie photo confirme cette sensation de surplace. Les capteurs ne changent pas et la magie opère principalement via le traitement logiciel. Le module principal délivre des clichés très exploitables avec un piqué respecté de jour comme de nuit. En revanche, l'algorithme a la main lourde sur le lissage pour compenser le bruit numérique dès que la lumière baisse. L'ultra grand-angle, quant à lui, montre rapidement ses faiblesses. Le S26 répond aux attentes si l'on cherche un appareil compact, autonome, extrêmement fiable et mis à jour sur sept ans. En revanche, il déçoit si l'on espérait une véritable évolution technologique. C'est un excellent produit pour un nouvel acheteur, mais une mise à niveau plus difficilement justifiable si vous possédez l'une des deux itérations antérieures.
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