
Sommaire
- Design et connectique : il reste fidèle à l’ADN Galaxy (4,5/5)
- Ecran, plus lumineux, mais toujours sans LTPO (4/5)
- Performances : plus fluide que le S24 FE, moins ambitieux en gaming que le S25 (4/5)
- Photo : des capteurs inchangés, mais une image mieux optimisée (3,5/5)
- Autonomie : des progrès mesurés, mais réels (3,5/5)
- Réparabilité, bonnet blanc et blanc bonnet avec le S25 classique (3,5/5)
- Les meilleures alternatives au Galaxy S25 FE
- Conclusion
À quelques jours de l’annonce attendue des Galaxy S26, acheter un smartphone Samsung haut de gamme devient presque un casse-tête. Faut-il attendre la nouvelle génération, profiter des baisses de prix des Galaxy S25 de 2025, ou se tourner vers le S25 FE, pour Fan Edition ?
Depuis quelques années, cette déclinaison brouille les repères dans la gamme du constructeur. Moins chère que les Galaxy S classiques, elle en reprend pourtant l’essentiel de l’expérience haut de gamme.
En 2024, déjà, le Galaxy S24 FE avait montré qu’un Samsung plus abordable pouvait suffire à la majorité des utilisateurs. Avec le Galaxy S25 FE, la marque pousse encore un peu plus loin cette logique. Par rapport au S24 FE, il progresse sur la puissance, la fluidité de l’écran et la qualité photo, tout en conservant une autonomie solide et une finition plus soignée.
Sauf que ce positionnement implique des concessions. Face au Galaxy S25 classique, le S25 FE abandonne un zoom plus ambitieux, certaines fonctions avancées de traitement d’image et quelques raffinements matériels réservés aux modèles les plus chers.
Posée ainsi, la question devient simple. Le Galaxy S25 FE est-il aujourd’hui le smartphone Samsung le plus pertinent à acheter en ce début d’année 2026 ?
Design et connectique : il reste fidèle à l’ADN Galaxy (4,5/5)
Sans surprise, Samsung étant plutôt conservateur en la matière, le Samsung Galaxy S25 FE reprend immédiatement les codes visuels des précédentes gammes Galaxy S.
Le constructeur conserve un dos en verre mat encadré par un châssis en aluminium, avec trois capteurs alignés directement dans la coque, sans bloc photo massif. Un choix esthétique devenu signature qui permet au smartphone de rester stable une fois posé sur une table. Notons tout de même que le cerclage noir qui entoure les capteurs du S25 classique disparaît ici.

Comparé à son prédécesseur, l’évolution de gabarit est sensible. Notre modèle du jour est plus compact, plus fin et nettement plus léger. Là où le S24 FE mesurait environ 162 × 77,3 × 8 mm pour 213 g, le S25 FE affiche environ 161,3 × 76,6 × 7,4 mm pour 190 g. En pratique, la prise à une main devient plus confortable et il se fait davantage oublier dans une poche.
En revanche, face à son grand frère plus huppé, il reste loin d’une vraie compacité. Pour rappel, le Samsung Galaxy S25 mesure environ 146,9 × 70,5 × 7,2 mm pour 162 g. Les amateurs de smartphones faciles à manipuler d’une seule main continueront donc de privilégier ce dernier, le FE restant un grand format pensé avant tout pour le confort d’affichage.

Côté connectique, le Samsung Galaxy S25 FE conserve un port USB-C en USB 3.2 Gen 1, du Wi-Fi 6E compatible avec les bandes 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz, embarque du Bluetooth 5.4 avec support du LE Audio, ainsi que la possibilité d’installer deux cartes nano-SIM avec compatibilité eSIM. Le Galaxy S25 classique garde toutefois une petite avance technique, notamment en prenant en charge le Wi-Fi 7.
Ecran, plus lumineux, mais toujours sans LTPO (4/5)
Si l’évolution entre la dalle du Samsung Galaxy S23 FE et celle du Samsung Galaxy S24 FE était flagrante, notamment avec le passage de 6,3 à 6,7 pouces, la comparaison avec le Samsung Galaxy S25 FE devient beaucoup plus anecdotique. On retrouve exactement la même base technique : un écran AMOLED de 6,7 pouces en définition Full HD+ (2340 × 1080 pixels), soit une résolution d'environ 385 ppp, avec un taux d’occupation de la face avant proche de 88 %.
Samsung ne passe toujours pas à la technologie LTPO, qu’il continue de réserver à sa gamme S25 classique. La fréquence d’affichage monte bien jusqu’à 120 Hz mais se limite à un fonctionnement adaptatif par paliers, soit 60 Hz, soit le maximum.

Pour autant, sous notre sonde, nous remarquons une luminosité en hausse. Elle atteint 512 cd/m² en SDR, 1621 cd/m² en HDR et grimpe jusqu’à 1789 cd/m² avec la luminosité adaptative, là où le S24 FE plafonnait aux alentours de 1100 cd/m² en HDR.
Une amélioration appréciable, même si le Samsung Galaxy S25 conserve une avance avec un pic avoisinant les 2 300 cd/m². La lecture reste agréable en extérieur, y compris en plein soleil.
En ce qui concerne la fidélité des couleurs, le S25 FE reste dans la continuité du S24 FE avec une calibration bien maîtrisée. Nous avons relevé un Delta E de 2,4 en mode vif et 2,1 en mode naturel. Pour rappel, le S24 FE mesurait 2,23 en mode naturel tandis que le S25 classique montait à 3,84. En dessous de 3, les couleurs sont considérées parfaitement fidèles à la source vidéo.
Performances : plus fluide que le S24 FE, moins ambitieux en gaming que le S25 (4/5)
En matière de puissance, Samsung sait jouer les équilibristes pour faire évoluer ses gammes sans les bouleverser. Le Samsung Galaxy S25 FE abandonne bien l’Exlynos 2400e du Samsung Galaxy S24 FE au profit de l’Exynos 2400, soit la puce qui équipait déjà les Galaxy S24.
D’un point de vue purement technique, l’évolution est donc minime, puisque cette version 2400 bénéficie seulement d’une fréquence un peu plus élevée sur le cœur principal. De son côté, le Samsung Galaxy S25 passe sur une plateforme nettement plus ambitieuse, le Snapdragon 8 Elite.
Cela se confirme dans nos benchmarks. Il atteint 2 112 points en single core (tâches simples et uniques) et 7 208 en multi-core (multitâche et tâches complexes), contre 2 122 et 6 679 pour le S24 FE. Le gain existe donc, mais reste modeste et difficilement perceptible dans la navigation ou les applications du quotidien. Avec ses 8 Go de mémoire vive, le S25 FE ne souffre donc d’aucun problème de fluidité. L’interface reste réactive et le multitâche correctement géré, même avec plusieurs applications ouvertes en arrière-plan.
En revanche, l’appareil reste plus proche d’un S24 que d’un S25 classique en matière de "Compute", les performances du processeur graphique pour les tâches d'IA ou de retouche d'images. Étonnamment, le score atteint 14 156 points, là où le S24 FE montait à 15 675.
Logiciel : logé à la même enseigne que le Galaxy S25
Le Galaxy S25 FE dispose de la même interface logicielle que les autres Galaxy S. Ainsi, il est livré nativement sous Android 16, avec la dernière interface Samsung en date, One UI 8.0, et l’ensemble des fonctionnalités Galaxy AI.

Now Bar, Now Brief, transcriptions audio ou encore le désormais classique Circle to Search, tout ce qui fait la richesse de l’écosystème IA de Samsung est bien présent. Pour plus de détails sur ces outils, nous vous invitons à consulter notre test complet du S25.
Photo : des capteurs inchangés, mais une image mieux optimisée (3,5/5)
Matériellement, le Samsung Galaxy S25 FE ne progresse pas face au Samsung Galaxy S24 FE. Le module principal repose toujours sur un capteur de 50 Mpx (équivalent 24 mm) ouvrant à f/1,8. L’ultra grand-angle conserve un capteur de 12 Mpx (équivalent 13 mm, f/2,2), tandis que le téléobjectif propose un zoom optique 3x via un capteur de 8 Mpx (équivalent 75 mm, f/2,4).

Face au Samsung Galaxy S25, la différence existe mais reste subtile. Seul le téléobjectif évolue réellement, avec un capteur de 10 Mpx contre 8 Mpx ici. Toutefois, c’est cette fois le traitement d’image qui change la donne. Grâce à l’Exynos 2400 et aux optimisations logicielles issues de la gamme S25, le S25 FE se rapproche davantage du S25 classique que du S24 FE.

Le capteur principal produit de jolis clichés en pleine lumière, avec des couleurs agréables et un niveau de détail convaincant. L’ultra grand-angle conserve une bonne cohérence colorimétrique avec le capteur principal, ce qui évite les écarts de teinte entre les modules.

En revanche, le traitement lisse un peu trop les textures, surtout en situation de faible luminosité. Le téléobjectif 3x reste polyvalent, notamment pour le portrait. Le piqué demeure légèrement en retrait face au S25 classique, et le traitement compense parfois par un contraste un peu appuyé. De nuit, comme à son habitude, Samsung force davantage sur le traitement des couleurs, ce qui peut donner des images plus spectaculaires que naturelles.

Au final, nous retrouvons des conclusions proches de celles formulées dans notre test du S25 et du S24 FE, que nous vous invitons à consulter pour une analyse plus approfondie.
Autonomie : des progrès mesurés, mais réels (3,5/5)
Avec son écran de 6,7 pouces, le Samsung Galaxy S25 FE embarque logiquement une batterie de 4 900 mAh, plus généreuse que celle du Samsung Galaxy S25 et ses 4 000 mAh. C’est également 200 mAh de plus que le Samsung Galaxy S24 FE et ses 4 700 mAh.
Lors de notre test d’autonomie en streaming vidéo 4K en lecture continue, il atteint 19h53. C’est mieux que le S24 FE, qui tenait 18h47 dans les mêmes conditions, mais cela reste en retrait face au S25 classique et ses 24h54.
L’écart s’explique facilement. Le S25 profite d’un écran plus compact de 6,2 pouces et d’une puce plus efficiente, ce qui lui permet d’optimiser davantage la consommation énergétique.

Dans les faits, les presque 20 heures obtenues restent correctes. Le S25 FE tiendra sans difficulté une journée complète d’utilisation intensive, à condition de ne pas abuser de jeux gourmands sur de trop longues sessions.
Pour la charge, là où le Galaxy S24 FE se limitait à 25 W et nécessitait 49 minutes pour atteindre 50 % puis 107 minutes pour une charge complète, le S25 FE passe à 45 W. Il atteint ainsi 50 % en 38 minutes et boucle une charge complète en 102 minutes.
Le gain est donc surtout sensible sur les premières minutes de charge, ce qui est le plus utile au quotidien. En revanche, le temps total reste encore un peu long face à certains concurrents chinois, parfois même moins chers. Enfin, pour le sans-fil, rien ne change, le S25 FE reste limité à 15 W en Qi2, comme le Samsung Galaxy S25.
Réparabilité, bonnet blanc et blanc bonnet avec le S25 classique (3,5/5)
Sur le plan de la durabilité, le Samsung Galaxy S25 FE ressemble trait pour trait au Samsung Galaxy S25. On retrouve une certification IP68, une protection d’écran en Gorilla Glass Victus 2 et une batterie annoncée pour 2 000 cycles de charge.

De même, comme toujours chez Samsung sur la famille Galaxy S, la durabilité logicielle est poussée à son maximum avec 7 ans de mises à jour Android et de correctifs de sécurité.
En revanche, l’indice de réparabilité classé C rappelle que la construction reste dense et peu modulaire. Les réparations sont possibles, mais rarement simples ni économiques hors garantie.
Les meilleures alternatives au Galaxy S25 FE
Le Samsung Galaxy S25, le grand frère plus compact
Le Xiaomi 15T, le rival sous pavillon chinois
Conclusion
Alors, faut-il craquer pour les prochains Galaxy S26, se tourner plutôt vers un Galaxy S25 ou opter pour ce Galaxy S25 FE, s’ils sont en promotion ?
Dans les faits, le Samsung Galaxy S25 FE s’impose comme le choix le plus pragmatique pour la majorité des utilisateurs. Il ne révolutionne pas la formule, mais il corrige intelligemment la copie du S24 FE. L’écran gagne en luminosité, la recharge passe à 45 W, l’autonomie progresse légèrement et le traitement photo est modernisé.
Certes, face au Galaxy S25, il cède du terrain sur la compacité, la puissance graphique et devra se recharger un peu plus souvent. Toutefois, à l’usage, l’écart reste mesuré pour qui ne joue pas intensivement ou ne recherche pas absolument un smartphone compact.
Attendre les S26 n’a donc véritablement de sens que pour les amateurs de nouveautés absolues. Pour un grand écran confortable, une expérience complète de Galaxy AI et un suivi logiciel sur 7 ans sans payer le prix fort, le S25 FE apparaît aujourd’hui comme un excellent compromis. À noter que le S25 classique sera tout de même plus intéressant si l'écart de prix, encore important, se réduit au fil du temps.
- Design et connectique (4,5/5)
- Ecran (4/5)
- Performance (4/5)
- Photo (3,5/5)
- Autonomie (3,5/5)
- Réparabilité (3,5/5)
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