
L’année 2025 avait très mal commencé sur le front des catastrophes naturelles. Du 7 au 31 janvier, une série d’incendies avait touché une grande partie de la métropole de Los Angeles, notamment dans les quartiers de Pacific Palisades, Eaton ou encore Sunset. A tel point qu’à l’époque, Joe Biden les avait qualifiés d’incendies les «plus dévastateurs» de l'histoire de la Californie. Plus de 23 000 hectares ont brûlé et de nombreuses habitations sont parties en fumée. Les Etats-Unis ont ensuite été touchés par de violents orages dans le centre et le sud en mars.
C’est au même moment qu’un séisme de magnitude 6,7 a frappé la Birmanie, faisant plus de 1 600 morts et plus de 3 400 blessés. Autant de catastrophes naturelles qui ont coûté très cher, a dévoilé le réassureur allemand Munich Re. «L’année a commencé de manière difficile», a décrit le membre du directoire de Munich Re, Thomas Blunck. Même si les ouragans ont moins touché les Etats-Unis en 2025, le pays reste le plus touché par les sinistres.
Les pertes assurées en recul
Ainsi, au total, les pertes globales dues aux catastrophes naturelles, en comptant celles non couvertes par l’assurance, sont chiffrées à 224 milliards de dollars, rapporte La Voix du Nord. Des coûts énormes qui sont toutefois en baisse par rapport à 2024, puisque le réassureur allemand les chiffrait à 368 milliards de dollars. Après les incendies de Los Angeles, c’est le séisme en Birmanie qui a coûté le plus cher, notamment parce qu’une faible part des pertes était assurée.
En revanche, si l’on se concentre sur les pertes assurées, elles sont en recul en 2025, tout de même à 108 milliards de dollars, selon les chiffres de Munich Re. Un chiffre qui corrobore les estimations de son concurrent Swiss Re, qui avait chiffré en décembre les pertes à 107 milliards de dollars. Un an auparavant, elles avaient coûté 40 milliards de plus.
L’incidence du réchauffement climatique
Parmi les éléments ayant causé les plus grosses pertes, on retrouve sans réelle surprise les incendies, les inondations et les violentes tempêtes. Au total : 98 milliards de dollars. C’est 40 milliards de plus que la moyenne des dix dernières années. Et le réchauffement climatique n’y est pas étranger. «Un monde qui se réchauffe rend les catastrophes météorologiques extrêmes plus probables», a mis en avant le climatologue en chef de Munich Re, Tobias Grimm.



















