
Un avion qui se retourne à Toronto, un jet médical qui s’écrase à Philadelphie, une collision entre un avion de ligne et un autre militaire à Washington, ou encore les crashs en Corée du Sud et en Azerbaïdjan fin décembre 2024… En quelques mois, les accidents d’avion, meurtriers, se sont multipliés causant le décès de 302 personnes sur toute l’année 2024. C’est le pire bilan depuis 2018 qui avait été une année noire avec 518 décès, rappelle BFMTV. A cela, il faut ajouter tous les problèmes rencontrés par Boeing.
Mais comment expliquer une telle résurgence d’accidents et de problèmes de sécurité alors que l’avion est censé être le moyen de transport le plus sûr du monde ? D’autant qu’aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, la moindre sortie de piste fait la Une des journaux et devient virale. Alors, est-il risqué de prendre l’avion en 2025 ? Ce n’est pas vraiment l’avis d’un professeur de statistiques de la MIT Sloan School of Management, qui rappelle dans le New York Times que douze millions de personnes prennent l’avion quotidiennement.
Risque d’accident mortel : 0,1 pour un million
Selon lui, «la grande majorité du temps, aucun passager n’est blessé, et encore moins tué». Par exemple, la probabilité d’un accident mortel se situait aux alentours de 0,1 pour un million. Celle d’un accident, à 1,2 pour un million de vols, selon une étude publiée en août dernier et citée par nos confrères. Il y a encore dix ans, le nombre d’accidents était deux fois plus important, donc la sécurité s’est finalement améliorée.
Les accidents constatés en 2024 pourraient s’apparenter à une succession de coups du sort. Ces accidents ou incidents, survenus pour beaucoup outre-Atlantique, inquiètent. Mais plusieurs facteurs pourraient les expliquer. Le manque de personnel dans le contrôle aérien ou la baisse des budgets de la Federal Aviation Administration (FAA).
Le Conseil national de la sécurité (National Safety Council) rappelle également que le risque de mourir dans un accident de voiture au cours d’une vie est d’environ 1 sur 95. Enfin, selon les données du ministère de la Transition écologique d’août 2024, le nombre d’accidents corporels était encore plus important dans le ferroviaire : 139 contre 61 dans l’aérien en 2022.



















