
De nouveaux éléments viennent disculper Air India. L’inspection des interrupteurs d’alimentation en carburant des Boeing 787 de la compagnie aérienne indienne, pointés du doigt après l’accident qui a fait 260 morts le 12 juin en Inde, n’a révélé aucune anomalie, selon une note interne diffusée par l’entreprise. «Nos ingénieurs ont conduit ce week-end des vérifications sur les systèmes de verrouillage de ces interrupteurs (FCS) sur tous nos Boeing 787», indique la note, consultée par l’AFP ce jeudi 17 juillet et rapportée par Ouest-France. «Ces inspections sont terminées et n’ont révélé aucun problème particulier», ajoute-t-elle.
Suite au rapport préliminaire publié samedi par le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB), la Direction générale de l’aviation civile (DGCA) indienne avait ordonné la vérification de ces dispositifs sur plusieurs modèles de Boeing immatriculés en Inde, dont les 787. Ce rapport révélait que l’alimentation en kérosène des deux moteurs avait été coupée peu après le décollage d’Ahmedabad, provoquant une perte brutale de puissance et le crash.
Des contrôles récents sans anomalie
En 2018, l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) avait déjà diffusé une note concernant «le désengagement potentiel de la fonction de verrouillage de l’interrupteur de contrôle du carburant» sur certains modèles fabriqués par Boeing, dont le 787. D’autres pays, comme Singapour, ont ordonné des contrôles similaires à leurs compagnies équipées du Dreamliner, sans pour l’instant détecter d’anomalies.
Air India a précisé à l’AAIB qu’elle n’avait pas procédé à ces inspections auparavant, car elles étaient «conseillées et non obligatoires». Dans une lettre adressée ce lundi à ses employés, le PDG d’Air India, Campbell Wilson, a appelé à la prudence, mettant en garde contre «toute conclusion prématurée» quant aux causes du crash du vol 171.
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