L’addition est salée. Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl, endommagé en 2025 par un drone russe, s’élève «aux alentours de 500 millions d’euros», a annoncé jeudi 26 mars le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. «Ce soir, nous avons présenté le premier bilan financier des destructions provoquées par ce drone qui se chiffrent aux alentours de 500 millions d’euros», a-t-il déclaré lors d'un point presse à l'issue de la première journée de la réunion des ministres du G7, expliquant que ce dernier «doit jouer un rôle de catalyseur dans la levée de fonds, en lien étroit avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)».

Pour rappel, au mois de février 2025, la structure métallique installée en 2016 recouvrant le réacteur qui avait explosé en avril 1986 avait été perforée par un drone russe. Elle protège un premier sarcophage construit par les Soviétiques. Cette attaque de drone n’a entraîné aucune fuite radioactive, selon les autorités, mais elle a fortement endommagé l’arche de protection. Les impacts et les ouvertures réalisées par les secours ont notamment perturbé son système de ventilation.

L’arche était pensée pour durer 100 ans

Cette arche, qui avait coûté 1,5 milliard d’euros, devait recouvrir le sarcophage et résister à des conditions extrêmes, telles que l’humidité, les radiations, ou une tornade de catégorie 3. De quoi laisser le temps à l’Ukraine et à la communauté internationale de trouver une solution pérenne concernant les restes du réacteur et les matériaux radioactifs présents sur le site. Ce «Nouveau confinement sûr», assemblé en deux parties et déplacé grâce à des rails et des vérins hydrauliques, était pensé pour durer un siècle, mais ses concepteurs n’avaient pas imaginé une seconde un contexte de guerre de grande ampleur, ni l’attaque par drone survenue en février 2025.