
La colère gronde dans le monde agricole. Moins d’un an après leur premier mouvement, l’acte II a débuté en France ce lundi 18 novembre avec de nombreuses actions prévues, notamment devant des préfectures, sous-préfectures ou sur des ronds-points. Les agriculteurs s’opposent notamment farouchement au traité de libre-échange Mercosur négocié actuellement par l’Europe et dont Emmanuel Macron est «en l’état» opposé. Interrogé sur la crise agricole, Michel-Édouard Leclerc assure que la grande distribution et les agriculteurs peuvent «travailler ensemble».
«C’est beaucoup le politique qui nous a mis les uns contre les autres et dos à dos parce que nous sommes très français dans nos achats», a assuré le patron du groupement Leclerc sur BFMTV. Il a d’ailleurs cité ses confrères qui font de même à l’image de Système U avec ses usines en Vendée ou Intermarché en Bretagne. «Nous sommes partis liés avec la production française, nous la défendons», a-t-il assuré.
Michel-Édouard Leclerc favorable à un «bouclier sur les propositions tarifaires»
Toutefois, Michel-Édouard Leclerc a été bien plus véhément sur l’accord Mercosur, «une ineptie», selon lui, dont les contrats «sont mal négociés» et «négociés sans nous». Et le dirigeant de fustiger encore : «Nos acheteurs n'ont jamais été associés à la construction de ces traités.» Mais comment faire pour que les agriculteurs soient rémunérés au juste prix ? À l’heure actuelle, les distributeurs demandent aux industriels un tarif de référence, et ce dernier négocie avec les agriculteurs.
Le patron du groupement Leclerc propose un «bouclier sur les propositions tarifaires des agriculteurs», même si «ce n’est pas ce que la loi a prévu». Le but : «ne pas discuter» les propositions des agriculteurs, ne pas «renégocier», et les «protéger» en respectant l’esprit de la loi Egalim : «On ne touche pas aux prix agricoles tels qu'ils ont été négociés entre l'agriculteur et l'industriel.»
Michel-Édouard Leclerc réclame que les contrats «soient faits avant» afin de garantir un tarif juste au monde agricole. Le patron a enfin reconnu que les Français «retenaient leur consommation» malgré la baisse de l’inflation.



















