
On ne présente plus Michel-Édouard Leclerc. Peut-être à tort. En effet, cela fait plusieurs années qu’il a quitté la présidence de l'association qui pilote la stratégie de l’enseigne E. Leclerc, créée par son père. En outre, celui qui est régulièrement considéré comme le patron de l’entreprise de grande distribution n’a même jamais été l’un des dirigeants des plus de 700 magasins indépendants. Concrètement, il est désormais un porte-parole qui a voix au chapitre, rapporte France 3 Bretagne, le 8 octobre 2024.
Mais alors, comment Michel-Édouard Leclerc gagne-t-il sa vie ? C’est bien simple, il facture ses nombreuses interventions qu’il opère au nom de l’enseigne qui porte le nom de sa famille. Dans un message envoyé à l’AFP, «MEL», son surnom, explique jouer «le rôle d'influenceur, de fédérateur, d'animateur du réseau et bien sûr le représentant de l'enseigne auprès des institutions, de la presse et du public». Les indemnités qu’il touche à ce titre sont facturées par sa société MEL SDC. Le résultat net de cette dernière pour l’exercice 2023 s’est porté à 2,5 millions d’euros. Une grande partie de la somme a été versée en dividendes à une autre société MEL Usines.
1,5 million d’euros de dividendes pour l’année écoulée
Au sein de cette deuxième entreprise, il n’y a qu’un seul actionnaire, à savoir… Michel-Édouard Leclerc. MEL Usines a versé à ce dernier 1,5 million d’euros de dividendes pour l’année écoulée. MEL est également à la tête d’une troisième société : MEL Compagnie des arts. L'actif de cette dernière est «constitué d'immobilisations, de mobiliers et d'un stock de livres, d'estampes et de dessins», indique le principal intéressé. Il assure que s’il décidait de vendre tout ce qu’il a acheté via cette entreprise, il pourrait toucher «une dizaine de millions d’euros». Par ailleurs, Michel-Édouard Leclerc se targue de posséder un patrimoine immobilier «imposable à l'IFI de l'ordre de 5 millions d'euros» en 2023.
















