
L’enquête autour du crash d’Air India se poursuit. Plus d’un mois après le terrible crash d’un Boeing 787 de la compagnie Air India le 12 juin dernier qui a coûté la vie à 260 personnes après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad, l’enquête a pris un nouveau tournant. Alors que les enquêteurs s’appuient principalement sur les enregistrements présents sur les boîtes noires de l’appareil, désormais, toutes les interrogations concernent ce qui a pu se passer à l’intérieur du cockpit.
Si l’hypothèse d’une défaillance technique semble de plus en plus écartée, l’enquête s’oriente bel et bien sur les pilotes et leurs échanges dans les derniers instants du vol qui ont précédé le drame. En effet, selon le Wall Street Journal, qui a pu consulter les analyses des enregistrements sonores à l’intérieur du poste de pilotage, un désaccord entre le commandant de bord et son copilote a éclaté avant que l’avion ne s’écrase sur un immeuble dans une gigantesque boule de feu. «Pourquoi as-tu coupé le carburant ?», demande l’un d'eux, tandis que l’autre lui répond : «Je ne l’ai pas fait», est-il possible d’entendre.
Le commandant décrit comme dépressif
La voix visiblement calme, tous les soupçons se portent à présent sur le commandant de bord et un potentiel acte volontaire de sa part. Âgé de 56 ans, Sumeet Sabharwal est en effet décrit comme une personne dépressive qui ne s’est pas remise du décès de sa mère survenu quelques mois plus tôt. «Il avait pris du recul par rapport à ses vols au cours des trois ou quatre derniers mois», a ainsi confié à The Sun un ancien pilote instructeur du Boeing 737. Selon le journal Times of India, celui qui était surnommé «Sabby» par ses amis aurait même eu une crise de larmes quelques jours seulement avant le crash du vol 171 d’Air India dont il était le commandant de bord après avoir croisé une voisine de son père. «Juste un ou deux vols, et après j’arrête pour rester avec papa», aurait-il indiqué à celle qui lui avait fait la remarque que son père était devenu trop vieux pour rester seul.
Si l’hypothèse d’un suicide est encore loin d’être confirmée, le gouvernement, tout comme le syndicat des pilotes indiens, ont tenu à réfuter cette version des faits. «Je condamne fermement ce genre de reportages qui ont une influence néfaste sur la cohésion des équipes de pilotage et qui n’apportent aucune preuve tangible», a ainsi fait savoir le président de la Fédération des pilotes indiens (FIP), Charanvir Singh Randhawa. Quoi qu’il en soit, une chose est toutefois sûre : les commandes d’alimentation en carburant du Boeing 787 ont été retrouvées dans les décombres du crash, et selon les experts, il est impossible de les activer involontairement. Or, comme le rapporte TF1 Info, les deux boutons ont bien été abaissés par une personne qui se trouvait à bord du cockpit.

















