
Et si la lumière devenait une alliée pour le cerveau ? A Grenoble, des chercheurs français travaillent sur un casque utilisant la lumière infrarouge capable de ralentir le vieillissement cérébral et certaines maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson, rapporte RMC. Cette technique repose sur la photobiomodulation, une thérapie prometteuse. Nos cellules produisent leur énergie grâce aux mitochondries, de petites «centrales» qui transforment le sucre en énergie. Avec l’âge, ces mitochondries deviennent moins efficaces et «s’encrassent». Or, elles sont sensibles à la lumière infrarouge.
Selon les chercheurs, la lumière réduit l’inflammation des cellules et améliore la communication entre elles. Pour le cerveau, cela signifie que l’on peut au moins ralentir les troubles cognitifs et certains troubles moteurs. Attention, tous les types de lumière ne fonctionnent pas. Seule une lumière infrarouge spécifique, avec certaines longueurs d’onde et une intensité adaptée, peut traverser le crâne et atteindre le cortex. Le casque développé est non invasif et se place simplement sur la tête.
La lumière, déjà reconnue pour ses bienfaits
Pour la maladie de Parkinson, cependant, les zones touchées sont plus profondes, et un traitement efficace pourrait nécessiter l’implantation d’électrodes, avec les risques liés à la chirurgie. La photobiomodulation n’est pas une technologie nouvelle : elle est déjà utilisée en médecine, notamment pour soulager les douleurs et traiter certaines inflammations.
Par exemple, elle a révolutionné la prise en charge de la mucite chimio-induite, une inflammation douloureuse de la bouche causée par la chimiothérapie, ainsi que la cicatrisation cutanée. Les chercheurs espèrent aujourd’hui que ces bénéfices pourront être transposés au cerveau.



















