Ambassadeur des Pôles : la planque à Ségolène

Longtemps méconnue des Français, la fonction d’ambassadrice des Pôles a été popularisée par l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, qui l’a occupée de 2017 à 2020. Pour le pire: peu impliquée, la socialiste a séché plusieurs réunions du Conseil de l’Arctique, cette instance supranationale qui réunit les représentants des huit pays riverains et quelques nations invitées, dont la France. L’ex-candidate à la présidentielle a même été accusée d’avoir utilisé les frais de mission de l’ambassade (100.000 euros par an, financés par le Quai d’Orsay) à des fins personnelles, avant que le parquet national financier ne classe l’enquête préliminaire, il y a quelques mois.

Ces péripéties ont sérieusement terni l’image du poste, qui a d’ailleurs connu dix mois de vacance entre l’éviction de la socialiste et la nomination d’Olivier Poivre d’Arvor, en novembre 2020. On pourrait facilement supprimer la fonction en assurant la présence d’un représentant du ministère de la Transition écologique à chaque réunion du Conseil de l’Arctique.

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