
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l’attention s’est surtout portée sur les ressortissants français bloqués dans la région. Mais certaines associations alertent également sur une autre conséquence du conflit : le sort des animaux de compagnie laissés derrière eux. Certains influenceurs vivant à Dubaï sont notamment pointés du doigt. Face à cette situation, une mesure exceptionnelle a été mise en place pour faciliter le retour des Français vivant dans les pays du Golfe avec leurs animaux. Jusqu’à présent, le rapatriement de chiens et de chats depuis cette région était encadré par des règles sanitaires strictes destinées à prévenir l’introduction de maladies comme la rage ou la grippe aviaire sur le territoire européen.
Le ministère de l’Agriculture a toutefois annoncé, ce jeudi 12 mars, un assouplissement temporaire, rapporte franceinfo. «Jusqu’au 30 avril», «en raison de la situation au Moyen-Orient, et afin de faciliter le retour en urgence des ressortissants français», un «dispositif dérogatoire permettant l’accueil en France des chiens et chats de compagnie accompagnant leurs propriétaires» est mis en place.
Un passage chez le vétérinaire à l’arrivée
Cette mesure concerne les personnes arrivant de Syrie, du Liban, d’Israël, de Palestine, d’Irak, d’Iran, d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, d’Oman, de Jordanie, du Yémen, de Bahreïn et du Qatar. «Ces animaux pourront être accueillis en France même s’ils ne répondent pas aux conditions sanitaires européennes d’importation», précise le ministère dans un communiqué.
Les propriétaires devront toutefois respecter certaines démarches à leur arrivée. La dérogation est accordée «sous couvert d’un engagement du propriétaire à contacter à son arrivée un vétérinaire praticien qu’il aura préalablement désigné sur un formulaire dédié et à se déclarer auprès de la Direction départementale en charge de la protection des populations», ajoute le ministère. Cette mesure exceptionnelle vise ainsi à éviter que des animaux soient abandonnés lors des départs précipités liés au conflit, tout en maintenant un suivi sanitaire à leur arrivée sur le territoire français.



















