
Dimanche 8 mars, un troisième vol de rapatriement a atterri en France, à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Jusqu’ici, et depuis le début du conflit au Moyen-Orient, 1 000 Français sont revenus sur le territoire. Parmi eux, beaucoup de touristes bloqués dans différents pays depuis une dizaine de jours, comme les Émirats arabes unis.
Mais avant de pouvoir monter à bord d’un vol de rapatriement, tous ces Français ont traversé plusieurs étapes, souvent compliquées, selon RTL. D’abord, les Français présents dans la région ont dû se rendre au consulat de France à Dubaï, qui a été fixé comme point de rassemblement avant leur départ. Dans un second temps, ils ont ensuite rejoint Oman en bus, d’où décollait un vol Air France. Pour ce trajet, il fallait compter 10 h 30 de car, selon Laurence, qui était à Abu Dhabi avec sa famille lorsque la guerre a commencé. Pour accéder à l’avion, il leur a aussi fallu passer différents contrôles aux frontières et faire vérifier plusieurs fois leurs bagages. Une fois arrivés à l’aéroport d’Oman, accueillis par l’ambassadeur de France, les rapatriés se sont enregistrés et ont pu finalement monter à bord de l’avion, qui a décollé à 21 h 30, avec une heure trente de retard.
Un voyage parfois coûteux
Mais ce que ces Français n’avaient pas prévu, c’est le prix qu’un rapatriement peut représenter. Anthony, par exemple, qui était en week-end à Dubaï, explique avoir dû payer 350 euros pour le billet de rapatriement. Toutefois, ce tarif demeure bien en dessous de ceux des vols commerciaux classiques, dont le prix des billets pouvait grimper jusqu’à 3 000 euros.
Il faut aussi compter des dépenses supplémentaires, encore plus importantes pour certains d’entre eux. «On nous a laissé nous débrouiller au niveau des frais supplémentaires. On a eu aucune prise en charge» dénonce Séverine, venue avec sa famille et bloquée à Dubaï depuis plusieurs jours. Pour elle, ce sont les frais d’hébergement et la prolongation forcée du séjour qui ont coûté cher.



















