
Anaïs Collet-Thiry est dans l’incompréhension la plus totale. Alors que cette Rémoise s’envolait en direction de la Martinique dans un avion de la compagnie Corsair, le 19 juin dernier, sa vie a basculé. Son chien Ewok, chien brachycéphale, est théoriquement interdit de vol. Mais «le fret autorise le voyage de ces animaux interdits en cabine ou en soute», confie-t-elle, auprès de France 3 Grand Est. Quinze minutes après leur montée dans l'avion, on leur annonce un incident technique. «J'ai fait remarquer à une hôtesse qu'on était plusieurs à avoir des animaux en soute, elle m'a assuré qu'ils avaient bien la climatisation», se souvient son mari.
Sauf que deux heures plus tard, Anaïs remarque que la soute est déchargée. «On a compris qu'on n'allait pas partir», explique la jeune femme, avant de déclarer : «C'est là que j'ai vu mon chien, mort dans la caisse. Je me souviens qu'il n'y avait pas une goutte d'eau dans sa gamelle». Elle exprime immédiatement son incompréhension : «Comment cela a pu arriver si mon chien a eu la climatisation et à boire ? Une personne m'a dit avoir bien chargé mon chien». «Puis son collègue est allé le voir dix minutes après, alors que la soute n'avait pas encore été refermée, et lui a dit qu'Ewok était déjà parti», ajoute Anaïs.
Anaïs a porté plainte
«On me dit tout et n'importe quoi, qu'il est mort de crise cardiaque, de stress... Ils se renvoient la balle», déplore-t-elle. Dès son arrivée en Martinique, Anaïs décide de déposer plainte. Elle éprouve des difficultés à faire rapatrier les cendres de son bouledogue, et obtient finalement un accord écrit de Corsair. Lorsqu’elle a dû annoncer la terrible nouvelle à ses enfants, ces derniers ont été sous le choc. Sa fille de 5 ans est même «traumatisée» depuis cet évènement.
Quant à la compagnie aérienne, elle a exprimé «sa plus sincère compassion». «Nous mesurons pleinement la douleur que représente la perte d’un animal de compagnie et regrettons profondément cet événement. La sécurité et le bien-être de l’ensemble de nos passagers – y compris leurs animaux – sont au cœur de nos priorités», a poursuivi Corsair. Le communiqué précise que «toutes les procédures ont été scrupuleusement respectées : la dérogation a été accordée, la décharge signée, et les conditions de transport conformes».
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