Perrine a raconté sa très mauvaise expérience au Parisien. Son master en poche, elle a répondu à une offre trouvée sur Indeed et a fourni, avant de passer un entretien d’embauche, un tas de pièces exigées par ce qui semble être un réel employeur : IBAN, copie de la pièce d’identité et attestation d’hébergement. Mais cette annonce était en fait un piège. Perrine risque désormais de subir une usurpation d’identité.

«Je me sens bête. Franchement, je me suis dit que c’était fou, on est au fait de tout à notre âge, on voit des arnaques tout le temps [...] ne pas ouvrir les liens», s’est désolée Perrine. La jeune femme a eu un présentiment dès qu’elle a envoyé le mail de candidature. Pour en avoir le cœur, elle a appelé la responsable du cabinet d’architectes censée l’embaucher. Celle-ci lui a alors répondu qu’elle ne recrutait personne.

Les conseils pour éviter l’usurpation d’identité

«De manière générale, les candidats n’ont pas à transmettre d’information de type données personnelles juste pour un entretien», prévient Tessa Michellon, responsable Ressources humaines. Elle ajoute : «La pièce d’identité peut éventuellement être demandée pour entrer à l’accueil d’un bâtiment, mais on ne l’envoie pas au préalable.»

Pour se protéger, «la meilleure chose, c’est d’être méfiant», rappelle également Maître Eck. «Il n’y a pas de raison qu’on vous demande d’entrée de jeu ce genre de documents dans le cadre d’une recherche d’emploi. Maintenant, on a rarement envie de passer à côté d’une offre d’emploi, donc il ne faut pas hésiter à ajouter un filigrane sur les documents en étant très précis dans l’intitulé», conseille l’avocate spécialisée en usurpation d’identité.

Pour repérer les arnaques, la responsable RH Tessa Michellon partage aussi quelques astuces : «C’est le cas pour des annonces où on vous dit que vous pouvez travailler de chez vous, que vous n’avez pas besoin de diplôme, mais on vous demande de transmettre des pièces dès le départ. [...] Ça doit éveiller les soupçons !»