Un voyage qui tombe à l’eau. Alors que deux infirmières pensaient pouvoir se ressourcer à l’occasion de vacances en Laponie, le pays du Père Noël pour un prix défiant toute concurrence, le rêve a rapidement viré au cauchemar. En effet, à seulement quelques jours du grand départ, elles apprennent que leurs vacances sont annulées. Le montant qu’elles avaient versé, à savoir 3 580 euros ne leur est pas remboursé. Quant à la société qui propose ces voyages, Nounou et Famille Privilèges, il est impossible de la contacter, rapporte Franceinfo.

Pourtant, ces deux amies avaient déjà eu affaire à cette sorte de comité d’entreprise et tout s’était bien passé. «Je suis partie une fois en vacances grâce à cette société, l'été dernier, dans un camping. Donc là, ça met en confiance», avoue Annabelle Guimmara, l'une des plaignantes. «Donc on reverse des acomptes pour d'autres projets» précise-t-elle. «Quand on a commencé à voir que les gens ne partaient plus après, parce que la Laponie, on n'est pas parties, puis derrière, on a eu Pierre, Paul, Jacques qui ne sont pas partis non plus, et puis ils n'ont plus répondu. Ensuite, on a reçu ces mails comme quoi on serait remboursés, que l'entreprise est fermée», affirme-t-elle.

Une personne a déboursé près de 50 000 euros pour des voyages qu’il n’a jamais effectués

Face à cette situation, elles décident de porter plainte et de prendre un avocat. Elles sont loin d’être les seules victimes de celle-ci puisque Maître Nicolas Berthier accompagne une soixantaine de plaignants dans le même cas. «Certains envisagent la mise en place d'une pyramide de Ponzi. La question qui se pose, c'est : est-ce que les nouveaux entrants ont payé les voyages des anciens adhérents ?», explique-t-il. «Comme toute pyramide de Ponzi, au bout d'un moment, le système s'effondre, ce qui pourrait apporter une explication au fait qu'il n'y a plus de voyages honorés par la suite», ajoute l’avocat.

En effet, l’un de ses clients a même déboursé près de 50 000 euros pour des voyages qu’il n’a jamais effectués. L’une des responsables de la société réfute toute volonté d’escroquerie. Contactée, elle avoue tout de même avoir commis des erreurs de gestion. Une enquête préliminaire a ainsi été ouverte par le parquet d'Aix-en-Provence.