Les fraudes téléphoniques explosent, les consommateurs ne se laissent pas faire. Les abonnés des opérateurs de télécoms ont effectué plus de 70 000 alertes l’année passée, nous apprend Le Monde. Ils se sont manifestés via «J’alerte l’Arcep», un dispositif mis en place en 2017 par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). Les signalements sont donc en augmentation de 23% sur un an.

Sur les 70 000 alertes, 23 000 ont compté pour les seuls appels frauduleux. 83% d’entre elles sont en rapport avec l'usurpation de numéros de téléphone, indique le régulateur dans une enquête publiée lundi 16 février. Les malfrats parviennent à faire afficher sur l’écran de leur victime le numéro de téléphone d’une institution ou d’une entreprise ayant pignon sur rue. Grâce à ce stratagème, l’interlocuteur est mis en confiance et peut plus facilement tomber dans leurs filets.

Les opérateurs dans le viseur : ouverture d’une enquête administrative

L’Arcep a décidé de prendre à bras-le-corps ce problème. Le gendarme des télécoms a donc demandé l’ouverture d’une enquête administrative le 29 janvier dernier. Elle portait sur les grands opérateurs que sont Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR afin de s’assurer qu’ils font bien un travail de lutte contre les fraudes téléphoniques.

En parallèle, l’Arcep note une amélioration des alertes liées aux réseaux internet, en baisse de 2% (34 200 en 2025). À ce sujet, Laure de La Raudière, sa présidente, se félicite «d’une amélioration de la perception de qualité de service». En effet, un sondage sur la satisfaction client réalisé par l'institut CSA montre des baisses de signalement de problème concernant l’internet fixe (47%, en baisse de quatre points) et de la qualité de service (30%, en baisse de trois points).

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