Diagnostiqué d’un cancer de la prostate au stade 4, avec des métastases aux os, aux poumons et aux tissus mous, un Espagnol se bat aujourd’hui sur deux fronts : contre la maladie et contre l’administration. Il y a quatre ans, c’est le coup de massue pour Pepe Espino : les médecins lui annoncent une espérance de vie estimée à cinq ans, raconte la chaîne catalane 3CatInfo. Pris en charge à Barcelone dans le cadre d’un essai clinique, il continue pourtant à travailler pendant près de deux ans, malgré les traitements lourds.

Mais les thérapies hormonales palliatives finissent par l’épuiser. Fatigue intense, douleurs articulaires aiguës, fourmillements constants et anxiété persistante rythment désormais son quotidien. Après deux ans et demi d’arrêt maladie, il est convoqué par l’Institut catalan des évaluations médicales (ICAM) pour une expertise. A l’issue d’un entretien d’une vingtaine de minutes, la décision tombe : il est jugé apte à reprendre une activité professionnelle.

Son dossier sera réexaminé

La Sécurité sociale refuse donc de lui accorder une invalidité permanente et absolue, en dépit des rapports détaillés des oncologues. Une décision qui suscite l’incompréhension. Son médecin, fort de 35 ans d’expérience, affirme n’avoir jamais été confronté à un tel cas pour une pathologie d’une telle gravité. Son avocat, Jaume Cortés, dénonce lui aussi une situation absurde : selon lui, exiger d’un patient dans cet état qu’il reprenne le travail revient à ignorer les réalités physiques et psychologiques de la maladie.

Une réclamation a été déposée auprès de la Sécurité sociale espagnole. Le dossier doit désormais être réexaminé par l’ICAM. En attendant, Pepe Espino poursuit son combat, dans l’espoir que sa situation médicale soit enfin reconnue.

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