
Ils sont près de 400 000 à se trouver dans l’incertitude la plus totale. Dans une douzaine de pays du Moyen-Orient, les ressortissants français cherchent à quitter la région pour être rapatriés dans l’Hexagone après les frappes iraniennes en réponse à l'attaque israélo-américaine. Depuis, l’espace aérien de plusieurs Etats est fermé, bloquant des touristes et des expatriés dans l’attente d’un retour, notamment à Dubaï.
Lors d’une conférence de presse lundi 2 mars, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé que «15 postes diplomatiques, ambassades et consulats, sont pleinement mobilisés pour assurer la sécurité des ressortissants français et leur porter assistance le cas échéant». Une «cellule téléphonique d’urgence joignable 24h/24, 7j/7» a également été activée. D’après le chef de la diplomatie, 5 000 appels ont déjà été «reçus et traités à Paris ou dans nos postes».
Les voyageurs de passage peuvent s’inscrire sur le dispositif Fil d’Ariane
«Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c’est possible, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays concernés», a expliqué le ministre, appelant les ressortissants français à «consulter régulièrement le site diplomatie.gouv.fr». Jean-Noël Barrot a aussi recommandé aux voyageurs de passage de s’inscrire sur le dispositif Fil d’Ariane.
Dans un entretien accordé à BFM TV ce mardi 3 mars, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que «la France est prête à se protéger, protéger ses ressortissants, ses intérêts dans la région et ses partenaires». Si l’Etat va «continuer à leur faire parvenir les consignes de sécurité», il a précisé que des vols seraient affrétés pour les personnes les plus vulnérables, tout en ne demandant pas aux Français présents dans la région de quitter les lieux.



















