Les Français vont-ils travailler plus et contribuer à l’effort national avec une deuxième journée de solidarité ? Depuis 20 ans, elle permet d’améliorer le financement de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées et tombe le lundi de Pentecôte, rappelle Capital. Si certains Français ne comprennent pas toujours son mécanisme, une deuxième journée de ce genre pourrait voir le jour. La proposition a été formulée dans un rapport sénatorial, rappelle BFMTV. Le but étant de financer les EHPAD qui accueillent aujourd’hui plus de 600 000 personnes.

Alors que l’examen du projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) a débuté ce lundi 28 octobre, la mesure a été commentée par le ministre de l’Économie sur LCI. Antoine Armand parle d’une «proposition» très intéressante et qui est à «regarder de près». Le locataire de Bercy estime qu’on «travaille moins (en France) que dans les autres pays», et ce «tout au long d’une vie». Il a ajouté : «Nous voulons renforcer le pays en créant de la croissance et on a besoin d'une plus grande quantité de travail.»

Vers la suppression d’un jour férié ?

Selon le rapport sénatorial, cette mesure pourrait rapporter 2,4 milliards d’euros «de recettes supplémentaires» et donc se traduire par la suppression d’un jour férié. Dans le même temps, Antoine Armand a estimé qu’il fallait «garder les réformes sur les retraites et l'assurance-chômage» car elles «permettent de travailler davantage». Et d’ajouter : «Il faudra travailler davantage et il faudra dépenser moins.» Pour rappel, si la journée de solidarité existe depuis 2004, elle n’est plus obligatoire depuis 2008 et les entreprises peuvent lisser sur l’année les sept heures supplémentaires à effectuer ou retirer automatiquement une journée de congé ou de RTT.