
Le gouvernement veut rendre possible le travail le 1er mai, notamment pour les fleuristes et les boulangers. La réglementation autour du travail en ce jour de commémoration des luttes sociales est très spécifique. Elle rend difficile le travail ce jour-là. Alors le gouvernement a proposé une loi pour réformer les possibilités de travailler en ce jour chômé. Mais ses députés ont largement voté pour la motion de rejet de leur propre texte, vendredi dernier. Le but était de faire parvenir la loi en commission mixte paritaire pour contourner les amendements déposés par la gauche.
Or, les syndicats s’y opposent. Dans une lettre ouverte adressée à Sébastien Lecornu, dimanche 12 avril, CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires lui demandent de «respecter la démocratie sociale et politique». «Monsieur le Premier ministre on ne réforme pas ainsi brutalement un texte d'histoire sociale et de conquêtes collectives», partage Sophie Binet sur les réseaux sociaux «Nous vous demandons donc de ne pas convoquer cette commission mixte paritaire de façon à respecter la démocratie sociale et la démocratie politique».
#1ermai : Unité syndicale ✊
— Sophie Binet (@BinetSophie) April 12, 2026
Avec l’ensemble des organisations, nous interpellons solennellement le gouvernement : pas de passage en force !
Respectez la démocratie, ne convoquez pas la commission mixte paritaire. pic.twitter.com/4fm2yQSzQw
Une réunion demain avec les syndicats
Le Premier ministre a alors promis qu’il n’y «aura pas de passage en force» de la proposition de loi. Il a également demandé au ministre du Travail et des Solidarités de recevoir les organisations syndicales pour travailler sur le sujet du 1er mai. Elles sont conviées le 13 avril à 18 heures. Le but est la «sécurisation de l'ouverture des commerces de proximité (boulangerie, fleuristes, boucherie)», selon Matignon.



















