
La taxe sur les plus riches peine à tenir ses promesses. Selon Le Monde, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) pourrait ne rapporter que 650 millions d’euros en 2026, loin des 1,65 milliard initialement prévus. Instaurée en 2025, la CDHR impose un taux minimal de 20% aux ménages dont les revenus dépassent 250 000 euros par an pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple.
Cette taxe avait été imaginée sous le gouvernement de Michel Barnier, censurée en décembre 2024, avant d’être intégrée dans le budget de son successeur François Bayrou en février 2025. Mais dès sa première année, la CDHR avait déjà enregistré des recettes très inférieures aux prévisions : 400 millions d’euros, contre 1,9 milliard espéré. Selon l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, certains contribuables avaient anticipé le versement de leurs dividendes avant le 31 décembre 2024, dans une stratégie d’optimisation fiscale.
Des recettes incertaines
Pour 2026, le gouvernement reste sur ses gardes. Outre les «nouveaux mécanismes d’optimisation» et le «mode particulier» de versement de la taxe - via un acompte de 95% du montant total dû - incite à la prudence. Les recettes pourraient être réévaluées à l’été 2026, après l’analyse des déclarations de revenus du printemps.
La taxe, qui sera prolongée jusqu’à ce que le déficit public repasse sous la barre des 3%, fait partie des mesures budgétaires sur lesquelles le gouvernement engage sa responsabilité via un 49.3, selon l’amendement adopté dans la partie recettes du projet de loi de finances.


















