
Une volonté de «répondre aux exigences modernes du marché du travail». Après avoir légalisé il y a un an la semaine de six jours dans les entreprises privées à la charge de travail accrue, la Grèce pourrait autoriser les salariés à travailler exceptionnellement 13 heures par jour pour un même employeur, s’ils le souhaitent et moyennant une majoration salariale de 40 %. Des mesures complémentaires doivent aussi être prises afin de garantir qu'un salarié «ne pourra pas travailler plus que la durée maximale légale hebdomadaire», soit 48 heures, ni effectuer plus de 150 heures supplémentaires par an, rapporte BFM TV.
Aujourd’hui, le droit du travail grec fixe la durée du travail quotidienne à huit heures, avec la possibilité d’effectuer deux heures supplémentaires par jour, dans la limite de cinq heures supplémentaires par semaine. Le texte doit encore être soumis à consultation publique. Ces mesures permettraient de «flexibiliser» le marché du travail, alors que la Grèce affiche un niveau de productivité inférieur de 40 % à la moyenne européenne.
Un déclin démographique important
Mais les syndicats, furieux face à ce projet de loi, ne comptent pas rester les bras croisés. La Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE) a ainsi appelé à une nouvelle grève de 24 heures le 1er octobre prochain pour exiger «le retrait du projet de loi du ministère du travail» et réclamer une réduction «du temps de travail à 37,5 heures par semaine».
Par ailleurs, la Grèce connaît un déclin démographique faisant peser le risque d’une pénurie de travailleurs. Le pays fait partie des cinq pays européens ayant les taux de fécondité les plus bas. En effet, les femmes ont en moyenne 1,4 enfant depuis plusieurs décennies. Depuis 2011, la Grèce compte 500 000 habitants de moins, selon les autorités.


















