
Une intervention attendue. Le carburant a pris 15% dans les pompes à essence du groupe Leclerc depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, et ce, alors qu’il faut environ trois semaines pour que les prix du brut se répercutent dans les stations-service. Son président du comité stratégique s’était fait discret dans les médias ces derniers jours. Il a décidé de briser le silence sur le plateau de France 2, lundi 9 mars. Michel-Édouard Leclerc s'interroge sur ces hausses.
Selon le patron, il s’agit «probablement d’une bulle d’anticipation, une bulle spéculative très en amont, au niveau des raffineries». Il défend les pompistes qui ne sont pas responsables de cette inflation. Et d’insister : «Je pense qu'il y a des raffineurs Total, BP, Avia, Shell, Esso, etc, je ne sais pas s'ils ont profité mais il faut qu'ils s'expliquent.» D'ailleurs, il défend les stations de son groupe. «On est pratiquement à prix coûtant, c'est-à-dire sans marge», affirme-t-il.
Des contrôles pertinents ?
Pour autant, Michel-Édouard Leclerc est pessimiste pour l’avenir. «Il y a des hausses qui ont été annoncées pour la veille du week-end, qu'on n'a pas pu faire passer. Ça va être à partir de lundi, à partir d'aujourd'hui», explique-t-il. Pour contrôler cette hausse, Sébastien Lecornu a fait savoir que la DGCCRF, le gendarme de la consommation, allait mener des contrôles auprès de 500 pompes pour s’assurer qu’aucune augmentation délirante n’est pratiquée. Une fausse bonne idée pour le président du comité stratégique des magasins Leclerc.
«C'est son rôle de dire qu'il faut contrôler, mais ce n'est pas là qu'il faut contrôler. Il faut aller en amont dans les raffineries, demander aux raffineurs pourquoi ils ont répercuté tout de suite cette inflation», argumente-t-il. En outre, il pointe du doigt les marchands de carburant «qui sont sur le marché libre». Reste à savoir si les automobilistes vont encore pâtir longtemps de la situation…
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