
Le gouvernement va-t-il agir face à la hausse des prix annoncée des hydrocarbures ? Au même titre que le fameux «bouclier tarifaire» mis en place pour maintenir les prix de l’énergie qui étaient en hausse à cause de la guerre en Ukraine, le gouvernement peut agir pour les prix à la pompe. Il faudrait faire un effort sur la TICPE, une taxe sur le prix du carburant. Interrogée à ce sujet sur BFMTV-RMC, la nouvelle ministre de l’Énergie et porte-parole du gouvernement assure qu’il est encore trop tôt pour annoncer des mesures.
Pourtant, les prix à la pompe ont déjà augmenté ces derniers jours, et cela devrait continuer. En effet, le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20% du trafic mondial d’hydrocarbures, est bloqué par la guerre au Moyen-Orient. Mais selon Maud Bregeon, la hausse est «contenue, limitée» et la suite dépendra de «l’intensité, de la durée du conflit». Elle précise qu’on peut tout de même «s’attendre à une hausse de quelques centimes en moyenne dans les jours à venir, avec des différences d’une station-service à une autre».
Pas de rupture d’approvisionnement à prévoir
Ce blocage d’une partie importante des hydrocarbures fait craindre un manque à la pompe. Les usagers pourraient se ruer sur le carburant avant une éventuelle rupture, ou une hausse des prix. Maud Bregeon se veut tout de même rassurante en assurant qu’il n’y avait «aucun risque de rupture» d’approvisionnement en carburant, en raison de «stocks» et des importations diversifiées. Le gazole a augmenté de cinq centimes depuis samedi, tandis que le super a pris dix centimes, ont constaté nos confrères.



















