
Les métaux précieux ont lourdement reculé ce mardi 3 mars, les investisseurs se détournant de l’or et de l’argent au profit de valeurs jugées plus stratégiques, comme le dollar et le pétrole, dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient. Vers 14h50 GMT, l’or a perdu 5,6% à 5 029,59 dollars l’once, après avoir atteint un sommet de plus de quatre semaines lors de la séance précédente, indique Zonebourse. Les contrats à terme sur l’or américain reculaient de 5,1% à 5 041,50 dollars, tandis que l’argent au comptant cédait 11,2% à 79,42 dollars l’once.
«Les investisseurs vendent sans discernement, y compris des valeurs refuges comme l'or», pour «se ruer sur le dollar et l'énergie», note Kathleen Brooks, analyste chez XTB, interrogée par l'AFP. Selon Bob Haberkorn, stratège principal chez RJO Futures, ce repli reflète une «recherche de liquidité», «un repli vers le cash». «Nous avons un dollar fort et des rendements obligataires en hausse», explique-t-il. De son côté, le billet vert continue de grimper, renforçant la pression sur le métal jaune. L’indice ICE du dollar s’établissait à 99,22 points, son plus haut niveau depuis le 19 janvier.
Pourquoi l’or perd du terrain
Derrière cette rechute se mêlent plusieurs facteurs : le récent rebond de l’or l’avait approché de son record historique, créant un obstacle technique à la hausse ; l’appréciation du dollar renchérit le métal pour les investisseurs étrangers ; la flambée des prix du pétrole et du gaz attire des capitaux ; et la baisse des marchés actions pousse à des ventes pour limiter les pertes.
Par ailleurs, la flambée des prix de l’énergie alimente les inquiétudes inflationnistes et réduit les espoirs d’une baisse des taux de la Fed, ce qui pèse sur l’or, particulièrement sensible aux anticipations de taux d’intérêt réels.



















