
«Comme tous les Français, ils doivent participer», scande Sophie Primas, mercredi 16 juillet, sur le plateau de BFMTV. Après les annonces pléthoriques de François Bayrou, et consorts, pour économiser 44 milliards d’euros sur le prochain budget 2026, la porte-parole du gouvernement a tenté d'éclaircir - et de calmer l’incendie - à propos d’une mesure concernant les retraités.
«Il n'y a pas de cibles sur les retraités», rassure-t-elle. Pour autant le gouvernement souhaite changer un système vieux de 50 ans. Elle explique : «Nous avons aujourd’hui un abattement de 10% qui s'applique sur les revenus de nos retraités. C’est une des niches fiscales les plus onéreuses de notre budget. Nous la transformons. Nous enlevons cet abattement de 10% et nous le remplaçons par un abattement forfaitaire de 2000 euros.»
Demander une contribution «aux retraités les plus aisés»
«Aujourd'hui, nous vivons sur les revenus de nos enfants et de nos petits-enfants. Nous voulons dégager des marges de manœuvres pour investir dans ce qui fera la nation de demain», rapporte Sophie Primas. Selon elle, cela permettrait, d’une part, «de préserver les retraités les plus modestes, qui d’ailleurs, pour certains, verraient leurs impôts baisser», mais également de «demander une contribution aux retraités les plus aisés.»
Avant de voir ce système être bouleversé, il faudra que le texte soit accepté par les Parlementaires. Une chose très loin d’être gagnée puisque toutes les oppositions ont marqué leur contradiction quant aux mesures d’austérité du gouvernement. La menace de censure est déjà brandie comme épée de Damoclès.



















