
Le 29 décembre 2024, un Boeing 737 de la compagnie low cost sud-coréenne Jeju Air s'est crashé au moment d'arriver à l'aéroport de Muan. Après avoir atterri «sur le ventre», l'appareil s'est fracassé contre un mur en bout de piste et a pris feu. Seuls une hôtesse et un steward ont survécu. Cette catastrophe aérienne, la pire de l'histoire de la Corée du Sud comme le précise BFMTV, a fait 179 morts.
Sept mois après cette tragédie, le gouvernement sud-coréen s'apprête à publier, ce week-end, un rapport qui évoque une erreur humaine, mettant en effet directement en cause le pilote de l'appareil. Mais les familles de victimes ainsi que le syndicat des pilotes de Jeju Air s'élèvent contre ce document. Le rapport provisoire leur a été présenté lors d’une réunion d’information à l’aéroport de Muan le 19 juillet et selon ses conclusions, le pilote a coupé par erreur le moteur qui fonctionnait normalement, au lieu de celui gravement endommagé par un impact d'oiseaux.
Les familles n'ont reçu «aucune explication adéquate»
Les données recueillies dans les boîtes noires semblent indiquer plus précisément que le moteur gauche – le moins endommagé – a été éteint avant la tentative d’atterrissage. Un précédent rapport préliminaire en janvier avait confirmé la présence de plumes et de taches de sang d’oiseau dans les deux moteurs. Ce cafouillage a provoqué de vives tensions. Kim Youn-mi, qui représente les familles, explique que ces dernières n'ont reçu «aucune explication adéquate». Le syndicat des pilotes, quant à lui, se dit «profondément indigné» et rejette «fermement la tentative malveillante de faire porter la responsabilité sur le pilote». Dans ce contexte, les responsables sud-coréens ont annulé la conférence de presse prévue. L'enquête pour déterminer les raisons précises de ce crash se poursuit.


















