
Une opération secrète d’envergure, attribuée aux services de renseignement israéliens, aurait visé dix scientifiques iraniens de haut rang, impliqués dans le développement du programme nucléaire militaire de Téhéran. L’information, relayée notamment par le média américain The War Zone et commentée par Elsa Vidal, éditorialiste en politique internationale sur BFMTV ce mercredi 25 juin, évoque une série d'assassinats ciblés réalisés en plein territoire iranien, dans ce qui semble être l’un des coups les plus spectaculaires menés contre l’infrastructure nucléaire du pays.
Cette opération secrète, baptisée «Narnia», menée par les services de renseignement israéliens «a consisté à éliminer neuf, puis un dixième qui s’est échappé, des scientifiques qui sont les plus en pointe du programme nucléaire iranien, au moment où ceux-ci étaient sur le point de lui faire passer un seuil critique dans la capacité à militariser le nucléaire», explique la journaliste. Ces neuf scientifiques iraniens ont été «assassinés pendant des opérations qui se sont déroulées la nuit pendant leur sommeil», précise-t-elle.
Une arme relevant de «l’innovation technologique»
Si quelques informations sur le déroulement de l’opération ont pu filtrer, en revanche, rien n’a été révélé au sujet de l’arme utilisée. Celle-ci «fait encore l’objet d’une censure militaire et n’est pas dévoilée dans sa nature», «on nous dit juste qu’elle relève de l’innovation technologique», explique Elsa Vidal.
Selon la journaliste, ces scientifiques «seront enterrés samedi en grande pompe, en même temps que des généraux». Et sur une «black list» de 20 généraux iraniens ciblés, 16 auraient déjà été tués. Les autres restants auraient, quant à eux, eu «un choix très simple à faire : soit s’enregistrer en vidéo en se désolidarisant du régime, soit accepter d’être assassiné dans une autre opération avec leurs proches».


















