Tout ça pour ça. Voilà, en somme, la réaction des syndicats de médecins après l’allocution télévisée du président de la République Emmanuel Macron, lundi 17 avril. Le chef de l’État s’est en effet prêté à un exercice périlleux afin de tourner la page d’une réforme des retraites explosive. Mais s’il a promis que “notre système de santé sera aussi profondément rebâti”, les annonces qui ont suivi n’ont pas vraiment convaincu les principaux concernés. Le locataire de l’Elysée a, encore une fois, promis un médecin traitant pour chaque Français en affection longue durée (ALD) avant la fin de l’année et programmé le désengorgement des urgences hospitalières d’ici fin 2024.

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“On répète toujours la même chose, on promet un médecin traitant à 600.000 patients en ALD qui n’en ont pas et on pense que ça règlera le problème. Il faut une réponse plus large”, souffle Patrick Grasser, co-président du syndicat majoritaire des médecins spécialistes Avenir Spé Le Bloc. “Nous attendions l’annonce d’un grand chantier, d’une réforme systémique, bref, de la réforme dont relève un système de santé au sol…”, regrette, dans un communiqué, l’Union française pour une médecine libre (UFML) présidée par Jérôme Marty. “Où sont donc les médecins et infirmières magiques dont on manque partout ?”, renchérit Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général de MG France, syndicat majoritaire des médecins généralistes. "Comment on fait avec moins de médecins, tant en ville qu’à l’hôpital ?", abonde Luc Duquesnel, président de la section des généralistes de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

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