
A l’heure où un cargo russe a été aperçu au large de Saint-Nazaire, Emmanuel Macron se prépare à faire des annonces sur la doctrine nucléaire française. C’est ce que le président français a annoncé dans une interview accordée au quotidien allemand, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, ce mercredi 1er octobre avant de se rendre à Sarrebruck vendredi dans le cadre de la Journée de l'unité allemande. Plus précisément, le chef d’Etat français prononcera un discours «début 2026» sur la doctrine nucléaire française qui est «en cours d’actualisation».
«Je souhaite poursuivre l'approfondissement de notre dialogue stratégique avec les Européens qui le souhaitent», précise-t-il dans les colonnes du journal allemand, relayé par BFMTV. Les pays européens pourraient-ils être protégés par les bombes atomiques françaises (la France étant le seul pays avec le Royaume-Uni à en être doté) ? «Il existe de toute façon une dimension européenne depuis 1962», a martelé Emmanuel Macron.
Réagir face aux «ingérences russes»
Pourquoi un tel changement de doctrine ? Parce que plusieurs pays européens craignent de ne plus pouvoir compter sur le bouclier américain. Avant de rencontrer le chancelier Friedrich Merz, le président français s’est une nouvelle fois appuyé sur le couple franco-allemand, et a mis en garde contre toutes sortes d’ingérences russes.
«Je peux vous dire que rien n'est exclu, car nous devons maintenir (le président russe Vladimir) Poutine dans l'incertitude», a souligné Emmanuel Macron quant à la possibilité d’abattre un avion russe pénétrant dans l’espace aérien européen. Invoquant «la doctrine de l'ambiguïté stratégique», le président français précise donc de plus en plus sa stratégie, alors qu’il avait déjà demandé à l’OTAN de «monter d’un cran» en cas de «nouvelles provocations russes», rappellent nos confrères.
Si l’Europe «n’ouvrira pas le feu», a assuré Emmanuel Macron, il met en garde dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung : «Nous sommes naïfs si nous ne reconnaissons pas que l'armée secrète russe se répand dans nos démocraties», évoquant les «bots numériques» manipulant aussi bien la France que l’Allemagne et plus globalement l’Europe !



















