
Donald Trump hausse (encore) le ton. Le président américain envisage de taxer les produits européens importés aux Etats-Unis à 50% dès le 1er juin s'il n'obtient pas ce qu'il réclame. A savoir : un rééquilibrage de la balance commerciale américaine. Certes, ce n’est pas la première fois que Trump «menace l’Union européenne, ni les autres puissances d’ailleurs» rappelle Laurent Saint-Martin dans un entretien à La Tribune dimanche. Le ministre français délégué au Commerce extérieur appelle donc à «poursuivre une discussion respectueuse entre les États-Unis et l’UE». Ajoutant : «L’Europe, ce n’est pas le Far-West ! Nous respectons les règles. C’est ce qui fait notre force».
L'unité européenne, garante d'une sortie de crise diplomatique et commerciale : c'est ce que semble donc préconiser le ministre français, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l'UE se poursuivent - théoriquement jusqu'au 8 juillet malgré les menaces de Trump de ne pas attendre cette date pour affûter ses armes douanières. Le président américain tente bien de diviser les pays européens, rappelle de son côté Le Parisien. Mais «nous ne sommes pas tombés dans ce piège, se félicite Laurent Saint-Martin, nous sommes conscients que si chacun mène une négociation dans son coin, à la fin nous perdrons tous».
Certaines filières particulièrement menacées : vins, cosmétiques et aéronautique
Si Donald Trump met sa menace à exécution, les conséquences seront désastreuses, et pas uniquement dans les pays de l'UE : «Des études montrent que, avec cette augmentation de 50 %, le recul du PIB serait deux fois plus important aux États-Unis qu’en Europe. Il faut donc mettre un petit peu de rationalité dans les débats, faire entendre à Donald Trump et à son administration que c’est d’abord contre eux qu’ils agissent quand ils font cette surenchère», affirme le ministre. Pour certaines filières françaises, «comme les vins et spiritueux, les cosmétiques, l’aéronautique et toutes celles de réussite à l’export», les surtaxes douanières de Trump «déboucheraient sur une situation absolument intenable sur le long terme», admet toutefois Laurent Saint-Martin.


















