La chasse aux fraudeurs dans les transports parisiens s’intensifie. A partir ce de lundi 2 juin, les contrevenants s’exposent à des amendes plus lourdes. Comme le rapporte Le Parisien, la RATP triple le montant de trois catégories d’infraction avec pour objectif de dissuader les contrevenants et les pousser à régulariser leur situation au guichet. Attention, si vous voyagez avec un titre de transport non validé, vous risquez désormais une contravention de 15 euros, au lieu de 5 euros.

Si vous oubliez de charger votre passe Navigo ou de prendre un ticket dans le tram, vous devrez payer 70 euros en cas de contrôle (120 euros en paiement différé et 180 euros en cas de majoration), contre 50 euros auparavant. Autre exemple : fumer ou vapoter dans le réseau coûte désormais 135 euros, contre 68 euros auparavant. Ce durcissement des sanctions ne semble pas choquer Marc Pélissier, président de la Fédération des usagers des transports franciliens (FNAUT) :«Cela faisait longtemps que les amendes n’avaient pas été réévaluées et elles restent malgré tout moins chères que ce qui peut se pratiquer dans d’autres capitales européennes», estime-t-il auprès de nos confrères.

Des agents formés et incités à la bienveillance

Pour la RATP et Île-de-France Mobilités, l’enjeu est de taille. «Notre plan de lutte contre la fraude vise à aller chercher les recettes non perçues mais aussi les validations non effectuées», explique la président de la région Valérie Pécresse. Mieux mesurer la fréquentation des réseaux, notamment en surface (bus et tramways), est essentiel : «20% de fraudeurs, ça signifie 20% d’inconnus dans les véhicules et des bus beaucoup plus chargés qu’on ne le pense», ajoute-t-elle. «La validation est indispensable pour ajuster l’offre de transport à la demande», confirme la RATP.

Bien que ce nouveau barème entre en vigueur dès ce lundi, la RATP a demandé à ses contrôleurs de faire preuve de clémence lors des premiers jours. «Ils sont formés pour savoir apprécier les situations auxquelles ils peuvent être confrontés», assure la Régie. «Des contrôles et audits sont régulièrement réalisés en interne pour identifier les agissements à risque et non conformes aux valeurs portées par la RATP», poursuit-elle.