
Il est le nouveau chef par intérim de l’Église catholique. Alors que des milliers de catholiques et des chefs d’État venus des quatre coins de la planète se sont rassemblés sur la place Saint-Pierre pour les funérailles du pape François - décédé le 21 avril à l’âge de 88 ans -, un homme est particulièrement scruté. Il s’agit du cardinal Kevin Farrell. Né à Dublin en 1947, celui qui a rapidement gravi les échelons avant au sein de l’Église avant d’être nommé évêque de Washington en 2001 par le pape Jean-Paul II, a désormais un rôle de taille au Vatican.
En effet, alors que le conclave qui permettra d’élire le successeur du pape François ne se déroulera pas avant plusieurs jours, c’est lui qui assurera durant ce laps de temps les fonctions de chef de l’Église catholique par intérim, rapporte Le Monde. Créé cardinal en novembre 2016 puis nommé camerlingue le 14 février 2019 par le pape François, dont le rôle vise à administrer la Justice et le trésor du Vatican ou à présider la chambre apostolique, c’est notamment à lui qu’est revenue la lourde tâche d’annoncer au monde la mort du souverain pontife.
Des pouvoirs qui restent limités
Alors que la mort du Saint-Père a entraîné la fin des fonctions pour l’ensemble des hauts responsables du gouvernement de l’Église, un seul a pu conserver les siennes. Conformément aux dispositions de la Constitution apostolique Universi Dominici gregis, lorsque le Saint-Siège est laissé vacant en raison de la mort du souverain pontife, c’est au camerlingue que revient la tâche d’assurer de façon temporaire les fonctions allouées au pape.
Mais attention, car les pouvoirs du camerlingue Kevin Farrell restent limités. En effet, ce dernier a seulement la possibilité de pouvoir convoquer les réunions de cardinaux - aussi appelées congrégations -, de fixer les jours et l’heure de l’exposition du corps du pape dans l’attente de ses funérailles, ou encore de fixer le jour de son inhumation. En revanche, toujours selon la Constitution apostolique, le camerlingue n’a pas la possibilité de prendre certaines décisions. C’est le cas par exemple pour la nomination de nouveaux cardinaux où seul le pape est autorisé à le faire, le pouvoir pontifical ne pouvant pas être suppléé.


















