
C’était un des moments les plus attendus de l’année. Dimanche 5 octobre se tenait à Paris-Longchamp le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. C’est finalement le Français Daryz (monté par Mickaël Barzalona) qui l’a emporté, offrant par la même occasion un huitième succès à la famille Aga Khan, détaille France Galop. Une victoire qui permet au vainqueur de remporter 2,8 millions d’euros. Mais surtout, l’événement rassemblant les 17 meilleurs pur-sang de la planète, s’est tenu devant 35 000 spectateurs, dont une pléiade de stars et de sportifs, rapporte Franceinfo. Parmi eux, Tony Parker, Nicolas Batum, Antoine Griezmann ou encore Robert Pirès.
Pourquoi ? Car beaucoup sont férus de course hippique et certains ont même investi. L’ancien footballeur de l’équipe de France a même créé son entreprise de course de chevaux et en possède plusieurs. Il a aussi signé un contrat de partenariat avec PMU. Quant à Nicolas Batum et Tony Parker, ils ont ouvert un haras en Normandie. Comme eux, d’autres sportifs ont investi dans les chevaux. C’est le cas de l’ancien gardien de but de l’Equipe de France de football et de l’AJ Auxerre, Lionel Charbonnier. Il a investi dès qu’il a signé ses premiers gros contrats. «Pour moi, les chevaux, c'était vraiment un bien-être mental. J'ai évacué toute pression», explique-t-il à Franceinfo.
Une trentaine de chevaux pour Renaud Lavillenie
Loin du football, d’autres sportifs de haut niveau se passionnent pour les courses hippiques. C’est le cas du champion olympique de la perche Renaud Lavillenie. Propriétaire d’une trentaine de chevaux, peut-on apprendre, il regarde chacune de leurs courses. S’il aime «le challenge» et «la dose de plaisir» que cela procure, il a eu des résultats assez rapidement «au vu du peu d'expérience et du peu d'années (qu’il a eu) dans le milieu». Le perchiste compare d’ailleurs un cheval à un sportif de haut niveau «sauf qu’il ne parle pas», ajoute-t-il.
«L'athlète, qui va investir dans les chevaux, va comprendre ce que peut comprendre le cheval», assure celui qui s’est allié à un éleveur de la Nièvre. Et selon lui, il «est beaucoup plus facile de dialoguer avec un athlète de haut niveau qu'un propriétaire lambda qui veut se lancer dans les chevaux». Mais si beaucoup sont passionnés, la course de chevaux est également très rentable. Interrogé à ce sujet par nos confrères, le journaliste hippique Guillaume Covès assure que l’investissement peut être lucratif.
La saillie évaluée entre 30 000 et 50 000 euros
«Si votre cheval est un champion, il va remporter des courses, et donc le compte en banque va augmenter», détaille-t-il. En outre, si le cheval devient étalon, il va alors rentrer dans un haras et faire des petits. Et le spécialiste d’ajouter : «Le prix de la saillie va coûter entre 30 000 et 50 000 euros. Donc là, vous faites beaucoup d'argent.» En rajoutant les jeunes chevaux revenus entre cinq et cent fois leur prix, les revenus peuvent exploser. Mais cet attrait n’est pas soudain. Michel Platini, Luis Fernandez ou encore Robert Pirès s’y sont également mis ces dernières années.



















