
Pour la première fois, l’armée israélienne a utilisé un drone FPV (First Person View, «vue à la première personne») pour neutraliser une cible en mouvement au Liban. La frappe a été documentée dans une vidéo diffusée par le journaliste israélien Amit Segal sur sa chaîne Telegram, et relayée par Le Parisien. La vidéo montre l’impact du drone kamikaze sur un homme circulant à moto, identifié comme un membre du Hezbollah. L’opération a eu lieu dans le «secteur ouest» du Liban et a été menée par l’unité 226 de l’armée israélienne, selon des sources militaires citées par le journaliste.
L’utilisation de ce type de drone, équipé d'une caméra qui transmet en temps réel les images au pilote, pour viser une cible mobile illustre l’adoption de tactiques de poursuite avancées. Jusqu’à présent, les drones FPV étaient surtout employés dans le conflit en Ukraine, mais cette opération marque une extension de leur usage dans d’autres zones de conflit, grâce à leur faible coût et leur précision. Israël renforce ainsi son intégration de systèmes sans pilote pour lutter contre les groupes armés irréguliers.
Le drone kamikaze s’impose sur le terrain
Le drone FPV permet une frappe ciblée sans recourir à des armes plus coûteuses, ce qui modifie les stratégies opérationnelles en faveur d’attaques de haute précision. Le Hezbollah utilise également de plus en plus de drones FPV ces dernières semaines pour frapper les positions israéliennes dans le sud du Liban. Fin mars, le mouvement a ainsi ciblé un char Merkava israélien près du village de Merkaba.
Début avril, Tsahal a saisi un stock de drones FPV appartenant au Hezbollah lors d’opérations dans le sud du pays. Cette première frappe israélienne marque un tournant dans l’emploi tactique des drones dans la région, soulignant leur rôle croissant dans les conflits actuels.



















