
À l’ère où les drones sont utilisés sur le front de plusieurs guerres comme en Ukraine ou au Moyen-Orient, le Japon décide de se mettre à la page. Considérés comme peu coûteux, facilement déployables et redoutablement efficaces pour faire de la reconnaissance comme pour des frappes, les drones remettent aujourd’hui en cause les modèles militaires traditionnels. Tokyo souhaite donc intégrer ces nouveaux systèmes dans sa stratégie de défense pour transformer ses capacités militaires.
C’est pourquoi, le 4 mai dernier, le ministre japonais de la Défense a annoncé dans un post sur X que son pays avait d’ores et déjà commencé à utiliser des drones jetables développés par la start-up AirKamuy. Fabriqués à base de carton renforcé, ce modèle, le AirKamuy 150, est une conception qui revendique une approche «low-tech high-tech» permettant de réduire sa signature radar tout en divisant les coûts de production, rapporte La Tribune.
今日は段ボール製ドローンで有名なエアカムイの皆さんと意見交換をさせて頂きました。海上自衛隊では既に標的として活用しています。ドローンをはじめとする無人アセットを世界で最も駆使する自衛隊を目指す上で、防衛分野に意欲あるスタートアップの皆さんと連携強化は不可欠です。今日は非常に濃密な… pic.twitter.com/OJwVOpFiBT
— 小泉進次郎 (@shinjirokoiz) April 27, 2026
Un coût de revient de 2 000 dollars pour chaque appareil
Car c’est bien son coût l’un de ses principaux atouts. En effet, chaque appareil coûte environ 300 000 yens soit près de 2 000 dollars, c’est-à-dire bien moins que les drones militaires classiques qui peuvent être facturés plusieurs dizaines de milliers de dollars. À titre de comparaison, les drones Shahed iraniens coûtent entre 20 000 et 50 000 dollars pièce. Livrés en kits et assemblables en seulement cinq minutes, ces drones jetables peuvent être déployés rapidement et atteindre une portée d’environ 150 kilomètres avec une capacité d’emport jusqu’à 2 kg.
Aujourd’hui, la stratégie militaire japonaise reposerait par conséquent sur une production de masse de ces appareils à bas coût en cas de conflit armé avec l’objectif de saturer les défenses ennemies. En effet, ces drones obligeraient les systèmes adverses de défense à mobiliser leurs missiles pouvant valoir plusieurs milliers de dollars pour les intercepter. Une sorte d’usure financière qui, poussée à grande échelle, permettrait une saturation des défenses aériennes avant d’engager des unités plus importantes et ainsi prendre le dessus sur l’ennemi.



















